Rassegna storica del Risorgimento
DAVID PIERRE ; TALLEYRAND-P?RIGORD CHARLES MAURICE DE ; CISALPI
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1937
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1610
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1610 Carlo Zughi
A ces craintes, en partie chimériqucs, a ces idées d'innovation et d'agraudìssemcnt, à ces insinua tions arnbitieuscs, j'ai cru devoùr opposer des voaux sur la paix européenne; des raisons sur la nécessité de la conciare et de la maintenir: quelqnes rcflexions sur la gioire qu'il y aura pour les gouverncmcns républicains, qui se sont formés dans le midi de l'Europe, d'avoir opere un changement aussi mémorable et de renare les peuples heureux. H a bien fallu convenir de la jus tesse de ces raisonnements si simples et de la reali té de ces idées.
Alorsnous avons parie du gouvernement intérieur; j'ai trouvé.occasion de professor sur les cultes les principes contenus, citoyen ministre, dans votre n. 2. Je vous rendrai compte de cette partic. de notre eutretien dans une dépèche séparée qui servirà de réponse à ce n.
Je n'étais point à Milan lorsqu'on a discutè dans les Conseils le tratte d'alliance. Vous ètea informe sans doute des violents débata qu'il a occasionnés, ainsi que de la ratificati<m qui en a été le résultat. Le citoyen Testi ne m'en a point parie.
Cette république m'a pam tranquille. Son territoire est toujours égalemcnt bien coltive. On ne xencontre nuQe part les traces de la guerre, et le citoyen Testi lui mème est convenu que ce ciche pays avait déjà réparé ses pertes. La plus grande qu'il ait f aite et la seule qui ne soit pas réparée est celle de cent vingt mille bètes à cornes empor tées par l'epizootie.
Maintenant ilfautfaire tàmer la répubUque. *)
Ce sont les dernières paroles, citoyen ministre, que j'ai entendues de votre bouche. Ces quatres mots, qui valent un Cahier d'instruction, seront toujours presenta à ma memo ire: je les répéterai au citoyen Trouvé, et nous nous les rappellerons mutuelle-ment dans toutes nos relations avec le gouvernement, après duquel nous a placés la confiance du Directoire exécutàf.
Saint et respect. David 2)
n.
Citoyen Ministre, Ma31' 15 erminal an 6 [4 ari,e *
J'ai reca votre dépèche du 13 ventose [3 marzo], n. 2, adressée an citoyen Trouvé; elle est le supplément des instructions données à cet ambasBadeur.
Cette lettre est relative à la conduite qu'il convient de tenir a l'egard du eulte dominant en Italie. Vous chargez Fambassadeur de conséiller aux hommes eclairés et influena de la RépubUque Cisalpine de ne rien entreprendre à cet égard qui ne soit diete par la prudenee et la modera tion.
Dèe ma première conférence avec le ministre des Affaires Extérieures j'ai trouvé l'occasiona citoyen ministre, de l'eu tre tenir de cet objet et de profiter de vos instructions. Il m'observait qu'en general les italiens passent pour plus devota qu'ila ne le sont. Je suis entré dans sa pensée, mais je l'ai fait convenir que ces peuples étaient très attaché, einon a la religions en elle-méme, au moins au eulte extérieur, à ses formés, à ses ministres et que les prétres exercaient eucore un grand empire sur Ics esp rits. Alors je lui ai dtt que plein d'une sollicitude vraiment paternelle pour la République Cisalpine, le gouvernement francala s'était allarme quelque foia des déclamations incon -sidérées que des orateurs B'étatient pcrmis dans les Conseils cisalpina contee le eulte catholique et ses ministres.
1) In corsivo nell'originale*
2) Parigi, AE, Milan 56, ibi. 100-103.