Rassegna storica del Risorgimento
DAVID PIERRE ; TALLEYRAND-P?RIGORD CHARLES MAURICE DE ; CISALPI
anno
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1937
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pagina
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1611
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Le aspirazioni territoriali della Cisalpina, ecc. 1611
Le Dircctoire frauais, ai-je ajouté, s'est souveuu que dea semblables ctincellcs
avaìent allume la guerre de Vendée et il craint que des hommes imprudente n'atti-
rassent sur l'Italie un pareil désastre. Il sait que les dogmes et les maximcs da calte
catholiques sont contraires au regime républicaiu, il désire a assi viveraent que vous la
destruction de cette espèce demonstruosité; mais il voudrait que Fon n'employfit contre
ces erreurs encore sacrées que les armes de la raison, qu'une bonne éducatìon inoculo
à vos enfants les principes de la philosophie; encouragez les écrivains célèbres qui les
professent, répandez de toutes parts leurs ouvrages; mettez les à la portée du peuple
et laissez agir les lumières. En France les écrits de Voltaire furent plus puissants
contre le fanatisme que les bayonettes et les échaffauds.
Dans le temps malbeures où Pon employait ces dernieres armes, la peraécution avait en parti e détruit l'ouvrage de ce grand nomine. Les déclamations insensées de quelques enérguménes avaient obscursi la eiarté de sa logique. Les persecutés se ratta-chèrent à des prejugés, qu'ils étaient près d'abjurés. Les ennemis de la revolution réu-nirent sous leurs drapeaux ces mécontents: ila allaient renverser la république. Mais le gouvernement était philosophe, il dejona les complots, il reudit à l'opinion sa direction première et la philosophie a repris son empire* Mais ce résnltat est un de ces prodiges qui pourrait bien ne pas se renouvcler pour vous. Profitez donc de notre expérience et sachez evi ter des dangers qui ont manqué de nous perdre, nous et la cause de là libcrté. Telles sont en sonunaire, citoyen ministre, les observations que j'ai cru devoir faire au citoyen Testi. H parut partager mon opinion. Je m'apercus qu'il n'était pas fa che que mes réflexions critiques tombassent sur quelques membres du Corps Legislatori Vous connaissez leurs divisions. Ce ministre m'observa que le peuple cisalpin était très dispose à la tolerance des cultes. C'est un grand pas sans doute; mais je lui fis remarquer que cette tolerance du peuple pour les autres religions n'était point une renonciation a la sienne et que pour en conserver le libre éxerxice il réclamait cette niéme tolérances.
La conversation s'étendit beau coup en raisonnements semblables, et je e ras apercevoir que le pouvoir exécutif cisalpin entrait à cet égard dans les intentions du Directoire. C'est donc vers le Corps Législalif que l'ambassadeur devra porter ses conseils: ce sont ses membres influens qu'il faudra convertir à nos principes.
Soyez persuade, citoyen ministre, que nous employerons Pon et l'autre tout notre zele pour remplir les intentions du Dircctoire exécutif.
Salut et respect. David. *)
ni.
,. .... . Milau, 24 germinai an 6 [13 aprile 17981.
Citoyen Ministre, e fc *- J
J'ai vu bier au soir trois membres du Directoire cisalpin: les citoyens Alessandri Savoldi et Coalabili. 2) J'ai eu avec enx une assez longue conférence. Je croia devoir vous en rendre un coznpte sonunaire.
Après leur avoir expliqué Ics intentions paternelles du Directoire exécutif 5 Pégard de la République Cisalpine, je ne leur ai pnint. diasùnulé qu'il voyait avec
0 Parigi, ÀE, Mìlan 56, fol. 104-105.
2) Marco Alessandri, bergamasco, membro del Direttario cisalpino dal 29 giugno 1797 al 14 dicembre 1798; G. B. Savoldi, di Lonato, dal 13 novembre 1797, sostituendo il Serbcllom, al 31 agosto 1798; G. B. Costabili, ferrarese, dal 29 giugno 1797 al 10 loglio 1798.