Rassegna storica del Risorgimento
DAVID PIERRE ; TALLEYRAND-P?RIGORD CHARLES MAURICE DE ; CISALPI
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1937
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Carlo /aghi
peine que le gouverncment de cette république avait marche iuéguale, mal assurte et qui décourageait les patriotes en retardant la felicité publique; ils ea sont convenni. Maia ila en ont rejette en partie la fante sur le Corps Législutif : ila pretendent qu'il refuae toutes les Ibis, qui pourraient donncr de l'action au gouvememeut.
Il nous faudrait, a dit Costabili, des pouvoirs seinblablea à ceux doul le Directoire de France est investi par la loi da 19 fructidor. J)
Je leur ai fait observer qu'ils n'ont encore ni systèrne de finances, ni instruction publique: ils en accusent la négugcnce des Conseils.
J'ai fait les mémes observations a plusieurs représentants da peuple et ceux-ei, de leur coté, reprochent au Directoire de leur refuser taci'tement tous les renscignements qu'ils lui demandent et de ne pas meme repondre aux messages du Corps Législatif.
Je commence a croire, moi, qu'il y a des torts de part et d'autre, et aurtout beaucoup d'insuffìsance. On peut dire de ce pays, plus peut etre que de tout a ci tre, la mediocrité couvre la terre autière. Si nous voulons que les cisalpina ayent un sy stèrne de finances une instruction publique, des codes, des insti tutions, il fa udrà leur envoyer tout cela de France.
Les Direeteurs se plaignent beaucoup de la liccnce de la presse; ils n'ont, disent-Us, aucun moyen de la reprimer, et ceux, qu'ils ont traduits devant les tribunaux comme calomniateuxs ou séditieux, y sont tous acquittés et devienueut plus audacieux que jamais. Ils se plaignent partieulièreincm de ceux qui dans leurs feuilles ne cessent d'insulter les puissances étrangères et de les aigrir ainsi contre la République Cisalpine. Ils voudraient qu'on leur confiàt la police des joumaux, afin de reprimer, comme on l'a fait en France, cette espèce de frenesie en régularisant la li ber té de la presse.
Les Direeteurs soupeonnent que quelques uns de ces de clamatelirs forcenés sont des émisaaires secreta de l'Autriche, charges de jeter le trouble et la confusion dans la République Cisalpine.
Nous avons parie ausai de religion et j'ai r epe té à ces troia direeteurs ce que j'avais dit sur cét objet ao ministre des Rélations Extérieures, ce que je repéte à tous les repré8entants du peuple, à tous lea citoyena influens que j'ai l'occaaion de voir. La doctrine que je professe à cet égard, citoyen ministre, est celle que j'ai puisée dans vos instructions et vous avez pu voir dan8 mon n. 2 de quelle manière j'en
fais usage.
Les directeura cisalpina conviennent qu'il ne faut pas beurter violenunent les préjugés religieux, mais ils m'ont observé, comme le citoyen Testi, que le peuple était dispose a la tolérance; qu'il renongait peu à peu à ses superstitious; que la chute du pape n'avait fait aucune impressions sur lui; que dans plusieurs villes, autrefois très fanatiques, on représentait avee succés des pièces de tbéatrc où la vie monacale était tournée en rìdicule et le fanatisme offerì, sous des couleurs odieuaes. J'ai cru devoir leur observer qu'ils devaient encourager ces représcntations dramatiquea et récompen-er les écrivains pnHosophes qui pourraient combattre lea erreura reUgieusea par le raisonnement et la persuasion. Il faudrait un Voltaire. Je leur répèterai aouvent ces observations afin qu'ils aongent à en l'aire usage.
1) La legge del 19 fruttidoro V (5 settembre 1797), votata subito dopo il colpo di stato, correggeva le elozioni e la legislazione adottata fino allora dai Gonsigli; annullava le seguenti leggi di riparazione ; ristabiliva leggi anteriori, aggravandone le disposizioni, e rimetteva in vigore la legge del 29 settembre 1795 sulla polizia del culto.
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