Rassegna storica del Risorgimento

BIBLIOGRAFIA ; FRANCIA ; STORIOGRAFIA
anno <1937>   pagina <723>
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Gli studi francesi sul Risorgimento: L'Italia odierna 723
les sociologues. Les problèmes juridiques, posés par l'émi­gration, ont été discutés dans la thèse de Droit de M. F. Baille.X) 11 relève la présence, en 1926, de 287.000 italiens en Provence (159.000 dans les Bouches dn Rhóne, 44.000 dans le Var et 84.000 dans les Alpes Maritimes) dont le statut de jure est fìxé par le traité franco-italien dn 30 septembre 1919 et les accords Mnssolini-Barrère dn 30 juin 1924. H conclut (p. 115) qne L'Italien, qui est sobre, travailleur, eco-nome, est9 eri somme, une bonne recrue pour notre patys . C."Woóg, dans une autre thèse de Droit, 2) a envisagé la politicpe generale de l'Italie en matière d'émigration par nne niéti-enleuse exégèse des textes législatifs de 1901 et de 1919. Selon ce jnriste, de 1919 à 1922, le Gouvernement italien n'a pas fait de politicpie d'émigration (p. 111).3) L'étude de la politique fasciste (p. 117 et sniv.)4) est beaucoup plus intéressante puisqn'elle a tenté de restreindre et de régularìser l'émigration en gènant les départs, en favorisant les retours et en frappant de peines sévères l'émigration clandestine afin de détourner vers les zones peu peuplées de la Péninsule ce courant de population (grands travaux entrepris dans la plaine de Sybaris). D'autre part, le Gonvernement fasciste a vàlorisé l'émigration en créant des cours d'apprentissage pro-fessionnels et en prenant, sous sa tutelle, les Italiens expatriés (d'où un nouveau cadre de fonctionnaires : les Correspondants et les Attachés de l'émigration). M. S. Camugli, en 1936, a évalué, à 962.000, le nonxbre des Italiens résidant en France
i) F. BAILLE, Les Italiens en Provence devant nos loìs de prévoyance et d'assis-lance, Aix 1927 (127 p.);
2) C. WOOG, La politique d'émigration de VItalie, Paris 1930 (390 p.).
3J Néanmoins, outxe Io traile franco-italien, il fait état de certains accorda par-ticuliers avec le Luxembourg (11 novembre 1920) et le Brésil 18 octobre 1921). On peut se reporter a la brochure de GINO ARIAS, La theorie de la population en Italie, Paris'1922 (23 p.).
4) Sehreiber (Rome et Moscati., op. cit.) annonce la fin de Vérnigration (p. 131) en constatant qne le chiffre des cmigranis est tombe de 280.000, en 1930, a 16S.000, en 1931. X Aynard estime, qn'en teuanL compte des retours, l'Italie n'aurait perda, en population, qne 71.497 personnes de 1931 ù 1935 (op. cit.).
5) S. CAMUGLI, L'Italie (VEnseignemem public, mars 1936).