Rassegna storica del Risorgimento

DIPLOMAZIA ; SVIZZERA ; GUERRA 1848-1849
anno <1938>   pagina <1658>
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1658 Margherita Maiwrlwfcr
je suis d'avis que la Diète demanderait au moine le concours, pour la moitié des frais de la guerre, du coips qui serait destine à coopérer avec l'armée italienne. Le 16 avril, le mne general Bacchia écrivait au ministre sarde à Turin, parlant de la seconde séance de la Diète extraor din air e :
La seconde séance a en lieu à huii clos. parce qu'il s'agissait... de la politique exté-rieure, et de la note qni a été adrcssce par la Légation sarde au Vorort, afin d'explorer son intention, sur l'objet d'une allìance offensive et défensive entre la Suis se et Sa Majesté le Roi de Sardaigne... La discussion a été assez vive, et une comraission de sept membres, présidée par le chef luimeme du Vorort, a été désignée pour faire son rapport lundi prochain... Quelques deputations manquent encore. Les cantons orientaux sont en general peu disposés à sortir de la neutralité. l)
Race Ma devait avoir quelques doutes sur la rapidité de cette affaire, puisqu' il ajoute plus loin, dans la nième lettre:
Je pense qu'à la téte de 3 ou 400 volontaires partant des Grisons, je ferais heau-coup plus de progrès qu'à la piste de 22 députés, les uns opposés aux autres, malgré cela, j'ai la confiance qu'on prendra un parti énergique.2)
Et il fut pris, le parti énergique, mais pas dans le sens où l'aurait désiré le Chargé d'aflaires sarde, auquel le Directoire federai répondit de Berne, le 25 avril, après l'avoir assuré de la grande sympathie de la Suis se pour la cause italienne:
Il esiste toutefois des motifs extérienrs et intérieurs qui ne permettent pas à la Confédération d'accepter dans le sens propose, une alliance avec une puissance voisine et de prendre part à une guerre étrangère.3)
Mais, tout cn refusant cette alliance, la Diète, ne put pas manquer d'ètre fort étonnée des illusions que le ministre sarde s'était faites, et voici ce que Monsieur Funk, nouveau président à la Diète, dit à Son Excellence, Monsieur de Castelmagno, ministre sarde à Turin:
Je n'ai jamais bien compris... comment le general Racchia a pu se faire illusion sui l'état des eboses de la Suisse, au point de croire, que la Diète avait eu la volonté et le pouvotr de s'embarquer dans l'alliance qu'on luì proposait: Chez nous, il faut qu'une idée commence a germer dans nos tètes dures des Alpes, ainsi que nous appelloit Mr. Thiers, il faut qu'elle alt le tems de se murir pour qu'ellc puisse ensuite se traduire en action. Or l'idée d'une alliance avec la Sardaigne n'était pas populaire en Suisse. Nous somxncs convaincus, que la Sardaigne n'eri, a pas besoin, et que le meiDeur
1) Arcbivcs de Turin. Lettre dea miniatreB, 184-49. Suisse.
2) Idem.
3) Idem.