Rassegna storica del Risorgimento

UGONI CAMILLO ; UGONI FILIPPO ; SISMONDI, JEAN CHARLES L?ONARD
anno <1938>   pagina <650>
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(550 Giuseppe CcdamìtH
de votts nona tfimoigne tant de peraévérance, d'iatcret, tant de Bonito de votre part ? Cornute il me serali impossibic de le faire, petracttez moi de voua parler dea conseiln que vous avez bien voulu noua donner. Nona partirons donc d* ici mercredi matin. Nous allons débarquer a ErkcB, où nous cherebcrons s'il y a des lettrea pour nona, e*puia nona arriverons à Yverdun. La nous attendrona ancore uno lettre de vous. En atten­dai noufi tacberons de faire raettre le vu bon pour la France sur notre attestation de Coire. A peine xecue votre lettre, nous allons faire la tentative sur Pontarlier. Croyez vons, Monsieur, qu'un passeport provisoire pour Calais, quand nous scrons arrivto dans cette ville, nous sufìòra pour passer cn Engleterre? Eosuite si notre voyage n'a pas d'obstades nous le poursuivrons en bénissant vos conseils. Si nous sonunes rcn-voyés de Pontarlier, nous reverrons à notre ile, d'où il n'y a pas apparence qu'on veuille nous chasaer; et alors nous VOUB prions de aojnciter des passeports ou à Londres ou à Paris, ainsi que vous ètes dispose à le faire.
Toujours dans rbypolhèse que le passage par Pontarlier ne nous réuasirà pas, certainement ce serait bien doux pour nous de venir passer le temps pendant Iequel nous devrions encore demeurer en Suisse, dans une campagne ptèa de la vòtre: mais tout en sentant combien ce projet est séduisant et tout en vous en remerciant, nous ne pouvons pas l'éxécuter parce-que nous ne devons pas nous exposer a nous entendre dure une seconde fois: allez-vous-en, et parce-que nous ne voulons pas, quoiqne votre bonté y serait prète, vous causer indirectement des molesties. Je veux vous donner les nouvelles de mon frcre et celles d'Itane. Mon frère était à Bruxelles le 12 Avril. le 18 à Rotterdam, d'où il partait pour Amsterdam, où il pensait de s'arrdter une vingtaine de jours , et puispar Ostende il allah à Londres, où je le crois dfijà arrivé, et où je lui écxis eniui parlant beaucoup de vous et de toute votre aimable et respectable famille. Le bon, Pexcellent Mr. Mompiani de Brescia est toujours arrèté à Milan. et on ne sait rien de son procès. On y vicnt de faire une nouvelle arrestation dans la personne du marquis Visconti d'Arragona. C'est un jeune brame de la plus grande tranquille qui s'est marie depuis quelques années, aimé par ses concitoyens, et lié en parente avec les premières familles du pays, teUes que le Mr. Trivulsio etc. Son onde le comte OttoBni, qui fut déjà envoyé par la ville de Milan à la cour imperiale pour y porter ses félicitatìons lors de la fin des affaires de Naples (je vois d'ici que vous frémissez), cet onde qui alme beaucoup son neveu est parti póur Vienne avec l'aidc de camp du gene­ral Bubna, et l'on ajoute avec des instructions du gouverneur Leopoldo pour se pré-scnter a S.M. afin de lui demander quelquc relàche à ces persécutions. Si l'humanité ne s'y oppose pas il serait presque à souhaiter qu'il n'obtienne rien, parce que l'indi-gnation se manifeste Milan par un morne silence. Cette derniere arrestation l'a portée au comble.Les richessont allés à la campagne etceux qui sont restés à la ville ne sortent pas de leurs maisons. Les cafés sont deserta; Ica rues de mèrae. Ainsi les nuages sont formés partout, ils grondent, et il paraìt que Ics fondus vont cn édater... mais j'onblie qu'un italien ne doit plus avoir le courage de parler de ces choses là, jus-qu'à tant que nous n'ayons lave nos hontea. J'oublic que nous n'avons pas mme su les peraócutionB ouxqueUes nous aorames cn butte. Non, mon cncr Monsieur Sismondi, jc ne l'oubliepa etjonwl'oublieroi pas de si tòt. Dites bien de choses, je vous cn prie, a Madame votre Epouse, doni Ics aolna hospitaliers s'etendent juaqu'à nous parler juaqu'a nona ccrire dans notre langue. Je l'en remorcie miiniment, et je voudrais bien ha en témoigner ma reconnoiBsancc cnlui deriva..t en anglais mais il faut auparavant l'érudler; et nous avons roètne perdu ses conseils et Bes instructions qui réunìes avec cdles de ses aimablea soeurs nous auraient aidéa et nona auraicnt donne de l'émulation