Rassegna storica del Risorgimento

UGONI CAMILLO ; UGONI FILIPPO ; SISMONDI, JEAN CHARLES L?ONARD
anno <1938>   pagina <655>
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Lettere di Camillo e Filippo XJgoni al Sismondi 655
1 altro tornerò anche in Inghilterra. A Parigi posso io sperare di vedere questo inverno i Sismondi ? Quando Madamigella Alien venne in Inghilterra, e ch'io cercai di lei, CBsa era in campagna, ove non potei avere il contento di vederla, avendo io dopo sempre girato.
Miei cori e rispettabili Coniugi, io vi faccio qui i miei più ossequiosi ed amorevoli saluti. Ricordatevi qualche volta di me, brava gente che siete, e mi rivolgo a Voi, Madame, per averne una lettera, giacché Sismondi ha troppo da fare a scrivere tutto quello che io trovo stampato di lui, e per verità non so come faccia a scrivere tanto e tanto bene. Ti bacio la mano e sono
Il vostro rispettoso amico e servitore
Zurigo, 30 Settembre 1824. Camillo Ugoni.
VII.
Paris, le 28 Aoùt 1829.
Rue Nenve De S. Roch n 10. Mon cher Mr. Sismondi,
Lorsque j'ai eu l'honncur de vous voir la dentière fois à Paris, vous n'étiez pas tout à fait bien ni Madame Sismondi non plus. J'apprends maintenant avec grande satisfaction par M.me Vians, qu'il n'est plus question ni de clouds ni d'autres mala-dies, et je souhaite qu'il en soit ainsi pour longtemps.
Ce fut seulement par respect pour votre temps que je ne vous ai pas écrit à l'oc-casionde ce malheureux duel. Vous croirez cependant que j'y ai pris la partla plus vive. Vous eùtes là une bien désagreable occasion de faire éclater tonte la moderation et la generosi té de votre beau et male caractère.
Je travaille toujours assez, et j'espère pouvoix vous envoyer d'ici à quelque temps-quelque résultat de mes travaux.
Malgré tant d'édition qu'on a déjà donuées des ceuvres de Manzoni, tant en Italie qn'ici, on en prépare deux autres. J'ai fait différentes additions à ma préface. Je voudrais dire deux mots ausai de ce Discorso sopra alcuni punti della Storia longo~ hardica in Italia. Cela mi fece cercar lo suo volume, le second de VHistoire des Francois p. 281, cité par Manzoni au su jet des giustizie, nom que l'on donnait aux villcs royales gouvernées par des juges. Il me parait que dans l'ensemble de ce Discours, il y ait des apercues fines et quelques discussions assez importantes. Si jamais vous l'aviez lu et que vous vous rappclliez de l'opinion qui vous en fùt restée, je serais heureux d'entendre la voix du maitre, avant que de ricn dire à ce sujet.
Où en ètes Vous, mon cher Monsieur Sismondi, de votre Histoire ? Chaque livrai-finn en est attendue avec plus d'empressement à Paris, où l'on cultive maintenant avec tant d'ardeur Ics études historiques, que les romanciers méines, tei que Pigault Lebrun, en font.
Mille et mille choses de ma part à la bonne Madame Sismondi, et je vous prie de me croire toujours. Mon frère se trouve maintenant à Bagnòres de Bigone dans les PyrenCes. Il y est alle prendre Ics eanx indiquées contro les ma ladies de foie, mais j'espère qu'une pareille maladie soit plus dans l'imagination que dans le corps.
Deux mots de Vous me fero ut un ploisir inani,
Votre très affectlonné et dévoué Cam ili e Ugoni.
vni.
Mio caro Sismondi Non occorre che vi dica quanto rimanessi dolente, nel vedermi privato di un con­tento, che già era grande per me solo a pregustarlo col pensiero, e che colla sua memoria