Rassegna storica del Risorgimento
BONAPARTE SAVOIA CLOTILDE ; ROERO DI CORTANZE ERCOLE
anno
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1938
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pagina
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681
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// matrimonio della principessa Clotilde di Savoia, ecc. 681
Prince de Carignan, ayant toujours tenu à la Cour soit cornine Ecuyer du Roi Charles Albert quo deja cornine page du Roi Charles Felix, je connais assez ce terra in pour savoir y sonder et ce que duna ce mémoìre se trouvera affinile pourra se croire cornute la vérilé.
L'idée première du mariage de la Princesse Clotilde avec le Prince Napoléon date de loin. Deja à l'epoque de l'ouverture du chemin de fer Victor Emmanuel le Prince Napoléon qui vint à Cliambery compiimenter le Roi en parla au Ministre de Franco à Turin, le Due de Grammont. Le diplomate "voyait la chose impossiblc et il le dit en conseillant le Prince de ne pas mème en parler. Il parail pourtant que quelques mota furent dits et le Roi motiva son refus sur le jeune àge de sa fille. Elle n'avait pas quatorze ans.
Depuis quelques mois et aprés l'entrevue à Plombières du Comte de Cavour avec l'Empereur Napoléon III des bruits de ce mariage se urent jour; ce furent on des indiscretions ou des ballons d'essai mais ila ne trouvèrent en France et en Piémont que la plus complète ìncredulité. Le Roi et le Comte de Cavour avaient pourtant parie à la Comtesse de Villamarina, gouvernante des princesses, du mariage possible de la Princesse Clotilde avec le Prince Imperiai Napoléon. On avait demandé à la Comtesse, en raison de sa position et de ses rapports continnels avec la jeune Princesse, d'appuyer ce mariage et de le Lui faire agréer. La Comtesse à qui l'opinion publique sur le Prince Napoléon etait bien cornine, qui voyait la un mariage dispropor-tionné par l'age, par la position subalterne et peut-étre encore précaire du Prince en France, qui voyait l'innocente et pieuse enfant confiée à ses soins livrèe àunhomme dont l'immoralité et la debauché faisaient brait en Europe, se revolta, nia résolum-ment son concours et voulnt mème se retirer et quitter sa place prevoyant combien le Pays entier désapprouverait le mariage et ce qu'on dirait sur elle. Mais son devoue-ment aux Princesses l'emporta; elle resta mais tout ce que purent obtenir le Roi et le Comte de Cavour après des scènes et des explications assez vives, ce fot qu'elle ne dirait rien àia Princesse de contraire aux vues et auxprojets arretésdéja. Pauvre jeune fille à qui Dieu avait d'un coup ravi la mère et lagrande-mère qui, seules, auraient pu et eu le droit de Péelarrèr et de la conseiller!
Dès les premiers jonrs de l'an circulaicnt de vagues bruits de graves évènernents et le mariage du Prince Napoléon avec la Princesse Clotilde était indiqué. Personne, pourtant, n'y voulait croire et les aindes les plus devoués du Ministère l'ignoraient et niaient en le disant absurde et impossiblc. Le 10, le Roi devait ouvrir en personne le Parlement et dans un des Conseils des minigtres, qui précédèrent la séance royale, pour rediger le discours de la Couronne, le Comte de Cavour annonca à ses collègues le mariage comme chose arretéc et parla des enreonstances politiqucs aux quelles il se ratta'choit et qui devaient conduire à une guerre avec l'Autriche par le Piémont et la France. Le chevalier Alphonsc La Mar mora, ministre de la guerre, surpris corame ses collègues par cette révélatiou inattendue, ae revolta à l'idée de ce mariage et voulait remettre son portefeuille pour ne pas le sanctionner et la pensée nenie de ne pas quitter son poste au moment de la guerre l'y retini:. Le discours de Io Couronne qui avait été envoyé a Paris et vu par l'Empereur des Francois n'en parlait pas; le 10 au maiin le Boi ìli appeller le chevalier Cibrario pour le lui faire lire et il lui annonca en mérne temps le mariage.
L'impression profonde qui avait produit le dÌBC0Ur4 si prononcé de la Couronne, se trouva dépassée presque pax la nouvelle du mariage. Rien n'est plus vrai que de dire qn'elle ne trouva les premiers moment que des incredules et qu'elle produisit quand
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