Rassegna storica del Risorgimento
BONAPARTE SAVOIA CLOTILDE ; ROERO DI CORTANZE ERCOLE
anno
<
1938
>
pagina
<
682
>
682 Carlo Alberto Roero di Cortame,
elle fnt avérée ime manifestat ion generale de désaptabation et d'indigiuilinn ménte dans toutes les classo* do la octutu. À In bouree memo du 12 on ne parlai que de cela et malgré les préoccupatious serieuses dTa(Taires produit s par la baigse croissante des fonda et malgré que les colfres forts n'ayunt gite re de seutimcn ts, on crini t à l'iudignité d'ime parcille altìance, on accablait le Ministre qui Tu vai t iminagiuée, proposée et qui aliait la faire. Partout. dans toutes les classes ais-je dit, on le désapprou vai t, le penple dans la rue. les boutiquiers ù leur comptoir. La principale manifestation, pcut-etre, eut licu au WhistClub compose d'bommes de tout àge et de toutes les opinions mais où domine par dessus tout le sentimeut de l'honnenr et de la dignité dnPays et de la Famille Royale. Les arnis rnemes non seulement du Ministèro mais du Premier Ministre le Comte de Cavour n'osaient approaver le mariage. Il n'est que le prelude disaient ils et en memo temps la conséquence do plus grandes choses; les fivénèments expb*-queront et justifieront . Les discours allèrent si loin au Club qu'on representa au gou-vernement et au Roi lui-mème cette désapprobation corame un parti jtns, un complot de faire un accueil insul tant au Prince Napoléon. En ceci il fan t rendre justicc au Comte de Cavour qui, membre lui-mème de ce Club, snt reduire et faire apprecier les eboses à leur jute valeur. Hs crient dit~on qu'il repondit au Roi mais par cela méme ils ne faironi pas autre chose. Je suìs membre du Club, j'en connais l'esprit et les membres et ce qu'ils fairont toujours ce sera de mareber les premiers et de se faire tuer, si c*est nécessaire, à l'appel du Roi et du Pays .
Le Prince Napoléon était attendu le saraedi 15 janvier. Le Comte Nigra. ministre de la Maison du Roi. le general Cialdini, Aide de camp de Si M. et le major Nasi, offi-cier d'ordonnauce, furent l'attendre a Gènes. On avait voulu y cnvoyer aussi le Prince de Carignan mais il s'y refusa; il n'avait été pour le Grand Due Constantin de Russie frère du Tsar qu'à la gare de Turin. Une grosse mer et un temps d'arrèt que le Prince Napoléon fit à Nicc pour y voir le Roi de Wurtemberg son onde maternel, retardèrent son arrivée au dimanebe 16. Le Prince do Carignan avec seulement l'Aide de camp et l'officiar d'ordonnance de service le recut a la gare de Turin. Un bataillon d'infanterie était stìnsi les armes, piusieurs medaillés de S.te Selène se trouvèrent en baie à l'inté-rieur de la gare. Le Prince Napoléon arriva vere les 2 heures; quelqnes CTÌB de: Vive le Roi se fìrent entendre mais en fort petit nombre et seulement a la sorde de la gare quand le Prince Napoléon et le Prince de Carignan montèrent dans des voitures dola Cour. Moi je puis l'affirmer en temoin oculaire et sur tout le parcours du chemin de fer au Palais du Roi, quoique la foule des curieux. fut grande, elle Testa gravement silenciense, presque triste. S. M. re cut le Prince Francala en baut du grand escalìer.
Le Prince Napoléon ne vit la Princesse que le lendemain de son arrivée. Le méme soir du 16 il fut au Théatre Rovai avec S. M. dona les pctites loges. R avait été ques-tionpar beancoup de dames do ne paa y paraftre ce soir la et il y eut quelqnes absten-tions. On remarqua en revanche corame un scambile une loge au second, presque vis-a-vis celle du Roi, ocenpée par une fille cntretenue par lo Premier Secretaire de la Légation de Franco.
L'accnuil fati au Roi fut onthousiaste; raromont on en avait vu de pareti.
Le tondi 17 le Prince Napoléon fut prcaouté à la Princesse. Lo Roi ne vonlaitpas fbxcer sa fille, il la bissai! libre de refusar au eoa que l'homme lui dcplut. Ce méme Inndi soir le Comte de Cavour recevah au Miniatore dog AlFaires étrtuigcres et on savait que le Prince Napoléon s'y troavoruit. Par une espece d'accord tacite toutes les dames de Turin a'abstinrent d'y paratoie: on pout diro toutes quand on compte ceHes qu'on y vit et dans le petit nombre quelqnes unes s'y trouvaiont forcées por lem* posiiion efe