Rassegna storica del Risorgimento
BONAPARTE SAVOIA CLOTILDE ; ROERO DI CORTANZE ERCOLE
anno
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1938
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pagina
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683
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// matrimonio della principessa Clotilde di Savoia, eco. 683
fontine et ce furent M. M.w Rignou mere et belle fili et AL1" PauisBera, BOCUT l'une et nieces lea autres clu Marquis de Viilamariua, ministre l Paris; la Marquise Solare, dont la mère veuait de recevoir une pension camme ancienne dame de l'Imperatrice. Lea autres dames qu'on y trouva ce furent M.M.M de Pollone, de Sonnaz et France-setti. Cette abstention Messa et irrita le Comte de Cavour, surtout si c'est vrai que le Prince Napoléon lui demanda à plusieures reprises d'ètre présente aux dames de la société de Turin.
Le Prince Napol éon a rrivé le 16 ne vii la Princesse quc le 17 mais non encore cornine son fiaixeé. Le Roi avait voulu que sa mie vit le Prince avant que de donner une réponsc. La journée du lundi et le mardi 18 se passèrent sans qu'EUe lit une reponse. Le Prince Napoléon demandait une reponse positive et si le niariagc ne se faisait pas par le refus de la Princesse il voulait repartir immédiatement. Le Roi qui avait laissé entière Uberto a sa fiUè, sur les instances du Prince la pressa pour qu'EUe se decida. Il fit appeller la gouvernante, la Contesse Vili ani arma, en lui disant que M. Clotilde ne se dècidait pas, qu'il le fallait pourtant et qu'eile eut ausai de son coté à presser une reponse. La Princesse repondit à la Comtcsse qu'EUe voulait consulter son co usui le Prince de Carignan qu'on fit immédiatement prier de passer chez Elle.
Tandis que M.10" de ViUamarina attendait le Prince de Carignan pour lui dire les-volontés du Roi et le désir de la Princesse, arriva une singulière complìcation. La Comtesse, qui est un peu sourde, se tenait chez elle; on lui annonce le Prince Napoléon, eUe se precipite à la porte croyant que c'était le Prince de Carignan et se trouve en face du Prince francais. Il venait faire presque une scène à M.TOe de ViUamarina lui disant qu'il la savait ostile au maria gè et lui demandant d'obtenir de la Princesse une prompte reponse: oui ou non. La Comtesse se trouva fon embarassée, eUe declina toute innuence sur la determination que la Koyale élève pourrait prendre et se defen-dit de tonte demarche pour retarder ou empecher le mariage et assura que la reponse ne pourrait se faire attendre. Le Prince de Carignan pouvait arriver d'un instant à l'autre, la pauvre feinme était sur des aiguiUes. Le Prince Napoléon se calma, quitta la Comtesse en fort bons termes et le Prince de Carignan entra chez la Princesse sans voir M."" de ViUamarina. Cette entrevue dura plus d'une heure, la Princesse ne savait à quoi se décider; le Prince qui, a part lui, désapprouvait le mariage, ne pouvait ni devait se piacer entre le pére et la mie et, en travers les projets du Roi, lui conseiUcr de rompre. Après avoir bien intenogé la Princesse et Ini a voir domande si Elle n'éprou-vait pas pour l'époux qu'on Ini proposait une de ces repugnances anthipatiques qu'on peut croire insurmontables, il lui conseilla de demander a son pére si le mariage qu'on luì demandait de faire était nécessaire et utile au Pays, au quel cas elle était prète à le faire. La Princesse, a qui pareli conseil avait été donne auasi par M. de ViUamarina, Padopta et le Roi lui ayant rcpondu que non seulement il croyait utile mais nécessaire pour le Pays que le mariage se fit, Elle accepta qu'on lui presenta le Prince Napoléon cornine fiancé.
Le Prince de Carignan n'avait rien su du mariage; U l'avait appris a peu près avee-tout le monde. Deux jours avant le dìscours de la Couronne il passa chez moi une partie de la soirée. Les bruito vsgues du mariage circuiaient déja, la non velie en était venne de Berlin pax les journaux belge, nous en parlions, non seulement il dit qu'il n?en savait rien mais il obbcrva que le Prince Napoléon était d'un ago disproportionné a colui de la Pxraecààe, qu'fl ponvait etre son pere. Pour qui oonnait comme moi dopuis des années le Prince de Carignan, il resuite de Jft qu'U n'était au courant de rien, autrement U ttauxait rien rcpondn et coupé court à ce sujet de conversation. Il y a plus: un son*