Rassegna storica del Risorgimento

BONAPARTE SAVOIA CLOTILDE ; ROERO DI CORTANZE ERCOLE
anno <1938>   pagina <684>
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684 Carlo Alberto Roero di Cortanzc
le Pruine de Carignan va au Théatre Rovai et t TOH ve S, M. dati sn loge avec deux per* sonncs dont l'urie le chevalier Cigola* S. A. Lorde le Roi en riaut et lui dit: Je vous felini te du ìuariage de votre lille . Le Roi resta un iris t ani sans repondre puis dit au Prince: Je ne sais ce qne vous voulez dire et ou prenez vous ce mariage . Parbleu reprit le Penice dans tous les journaux . Et bien le journaux ne savent ce qu'ils disent repondit le Roi. Mais S. M. fut de maovaise huincur le reste de la soirée.
Le jour que le Roi a ttcndoit une reponse de la Princesse* il demanda sana pream-bule au Prince de Carignan de parler a sa lille et de sollicitcr sa reponse. Le Prince, profoudement devoué au Roi et à la Famille Royale et que ce silence envers lui sur nn aussi grave évènement poliliquc et de famille avait vivement affeeté, n'y tint plus; il repondit avec beaucoup de vivaci té au Roi qu'il étoit autorisé à ne pas savoir de quel mariage il s'agissoit ni quelle reponse on attendait de la Princesse; que, puisqu'on avait jugé à propos de lui laisser tout ignorer, il ne voyait pas pourquoi on mvoquait maintenant les liens de parente pour obteuir de lui une demarche qui amenait à un resùltat qu'on avait jugé ne pas avoir son approbation. Une scène très animée s'en suivit, le Roi voulait calmer son cousin et il y mit tout en oeuvre mais le Prince le quitta sans qu'il put rien obtenir et ce ne fut que plus tard dans la journée que, sur la volonté expresse de la Princesse, il se rendit chea Elle.
Madame la Comtesse Marianne de ViDamarina, belle mère de la gouvernante, fut chez la Princesse. Elle la voyait sonvent tout è fait en intimi té et si bien que S. A. R. l'appelait Grande Maman Pes (Nona Pes). Le mordi surlendemain de l'arrivée du Prince Napoléon, la Princesse ne dit à M."* de Villamarina que ces mots: L*ho visto . Quand Elle eut repondu au Roi qu'EUe acceptait le Prince, Elle lui dit encore: Le Prince Napoléon a les épaules un peu hautes ce qui lui fait paratore le con trop court, mais il a de beaux yeux, de belles dents, il est bon et il a beaucoup d'esprit. Je suis fachée de quitter ma famille, mon Pays, les personnes qui m'aiment mais c'est le sort de nona autres Princesses. Vous ne m'oublierez pas, Nona Pes, je rcviendrai vous voir Obi tous les ans, j'espefe et je compie bien revenir voir mon Pére, ma soeur, mes frè-res. Je ticns à ce qu'on m'écrive souvent et bien en détail des nouvelles de tout le monde, des demoiselles que je connais; ce sont mes omies! .
Lo demande officiette de la inain de la Princesse pour le Prince Napoléon fut faitc le 23. C'était un dimanche; ce jour là après la Messe de Cour le Roi recevait les dépu-tations des deux Chambres Lui apportant les reponses au discours de la Couronne. Le general Niel, Aide de camp de PEmpereur des Francais vena à Turin avec le Prince Napoléon, fut nomine pour la circonstance Envoyé extraordinaire et Ministre pléni-potentiaire de PEmpereur. Il était chargé aussi des pleins pouvoirs du Roi Jerome Bonaparte, pére du fu tur. Le Roi presenta pour ainsi dire offici oli emoni son futur gendre cn le conduisant avec Lui ii Saint Jean. Au retour le Prince Napoléon se retira et S. M., entouré des Grands Officiers de la Couronne, re cut le general Niel qui, contro tonfi Ics usages, entra accompagno do Bon Aide de camp. Ce jour là, après un grand diner gala, S. M. fut au Théatre dans la grande loge royale. La alle était illuminée, on sa vai t que la Princesse Clotilde y aerai t. Toutes les dames qui purcnt trouver une place parar ent au Théatre. La Princesse fit son entrée donnant le bras à son fìancé; les deux jènnes PrinceB fi IH du Roi, la Princesse Morie, lo Prince de Carignan prircnt place autour de S. M. L'accueil fait à la Famille Royale fut des plus enthouriastes. Lee applaudissementa, Ics cria do: Vive le Roi , ne ccsBaient pas mais l'impressimi prodotte par la vue de la jenno Princesse à coté du Prince Napoléon fut triste et péni-ble. Le leudcmain 24 grand bai de Cour; tonte lo société qui avait marqué au Comte