Rassegna storica del Risorgimento

BONAPARTE SAVOIA CLOTILDE ; ROERO DI CORTANZE ERCOLE
anno <1938>   pagina <686>
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Carlo Alberto Roero di Cortame
Ròi do luì pcruietlrc de s'y t.rouvcr. Le Roi rcpondit que la demando oflicielle n'étant pas faite eucore, il ne pouvait acceder a ce dèsir. Le Prince demanda et cut une messe mortuairc à la chapelle du chàteau laqttelle il assista avec toute sa suite et le Marquis de Breme, Ministre des cérémonica de la Conr.
Gontre tout usage et tout précédent le Priace Napoléon pria la Comtesse de Villa-marina d'accompagner la Princesse a Paris et d'y rester jusqu'à ce que sa Cerar fot nomméc en disant qu'on voulait que la Princesse put connairre les personnes qu'on lui proposerait. H fut accordé cncorc à la Princesse de conduire avec Elle sa femme de chambre son valct de chambre et deux valets de pied. Le Prince n'avait aupxès de lui que des officiers; le Comtc Nigra lui demanda si après le mariage jusqu'au départ de Gènes il voulait permettre a M.M. d'Aglié et de Villanova de continuer leur service auprès de la Princesse. Non seulement je le permct repondit le Prince mais j'accepte et les en remercie. Ils me tirent d'embarras car il n'y a personne auprès de. moi que je puisse doimer à la Princesse .
Aveu bicn singulier!
Le jour méme de la demande officielle S. M. envoya de ses officiers d'ordonnance en faire part aux Chevaliers de l'Ordre et le Comte d'Aglié et le chevalier de Villanova furent en voiture de Conr chez les Damcs Excellences et les Dames du Palais. Le lundi 24 la Princesse recut la Maison milita ire de S. M. et celle dn Prince de Carignan; tono lui baisèrent la main. Elle ne parla qu'au Premier Aide de camp du Roi, le Chevalier della Rocca, lui dit qu'EIle espcrait bien revenir nous voir à Turni et que si quelqu'un de nous allait à Paris il ne I'oublierait pas. Dans le courant de la semaine S. A. R. recut les Dames du Palais de sa Mère et de sa Grande-Mère qu'EIle avait conserve l'habitude de voir. Toutes les dames prèsentées demanderemo d'etre récues mais le temps manquoit et Elle ne recut que celles qu'EIle connaissait partieulièrement. ,
Le mariage de la Princesse se fit la dimanche 30 à la chapelle royale. Après une Messe basse dite par un des chapelains du Roi, Monseigneur d'Angennes, Archèveque de Verceil et Chevalier de l'Ordre, assistè par les Eveques de Casale, Savone, Pignerol et Snse, celebra le mariage. La Princesse prononca son: Si Monsignore d'une voix claire et ferme. S. E, le Comte Gerbaix de Sonnaz, doyen des Chevaliers de l'Ordre fot son témoin. An mariage furent presenta les grands officiers de l'Etat et les person­nes de la Conr de S. M. et dn Prince de Carignan. S. A. le Prince de Carignan trouvait qu'il faQait y apporter plus de solemnitè et en sa qualité de Commandant general de la Carde Nationale du Royaume il s'était fait accompagner par son Etat Major et celai de la Garde Nationale de Turin. Ainsi B*explique la présence de la Garde Nationale qui fot remarquée en l'absence de l'arante. Le mariage eut lieu à 10 j, la Princesse rentra dans ses appartements pour changer de toilette. La Famillc Royale dcjeuna scule et le Ministre de la Maison du Roi preside la table oh furent invitées les per­sonnes préseutes au mariage et qui devaient suivre la Conr a Gènes.
A une beare la Princesse fit ses adieux a ses frèrcs et à sa' soeur et l'on quitta le Palais pour se rendre a la gare du chenrin de.fer de Gènes. La Garde Nationale et les troupcs de la garnison so trouvaient sous les armes formant la baie du Palais à Pem-barcadère. On ctah. en voitures découvertes, les adieux a la Princesse furent cnthou-siasl.es, les salles d'attente de la gare, la gare elle-mémc furent envahies, il y avait littéralement fonie du metilene, du plus grand monde, tons voulaient se trouver là au deruier moment, tona voulaient voir eucore et salucr cotte jeune Princesse sur qui so rapportaient l'amour, Paffeotlon profonde qu'on avait eu pour sa sointe Mère et qa'on garde eucore piouseincnt a son souvenir.