Rassegna storica del Risorgimento

PIO IX ; CONSULTA DI STATO
anno <1938>   pagina <827>
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Nuove ricerche sugli inizi del Pontificato di Pio IX, ecc. 827
de la Reme dea Veux Mondes, érbnppéc j et lui-memo s'en et omini t aux rigueurs de la censure, qui ordinairenicni ne permetfpas la distribution des jour-naux ctrangers, ou des ccrits pfiriodiquep, lors-qu'ils contimnent des artici* infeetés de ce que l'un appellerei le" mauvais esprit de not re epoque.
Vous arrivez me drtil très-a-propos potur que je vous use un possagc de la chrouique dela quinzaine (bulle tin politique de la Revue), concernalit notre triste situation, et qui, selou moi, la résumé, en peu de mote, on ne sauruit mieux. Vous pouvez cnsuite, moti chcr ComLe, éerire dépcebe sur dépéche à votre Cour, groupcr minurieusement tous les petite faits révolutionnaires qui éclatcnt autour de nous, vous fai re mème l'interprete des voeux de nos esprit s raisonnables, et si fiualemcnt vous voulez en tirer une conclueion, en restant dans le vrai, il faudra ou je me trompe fort que vous en reveniez a celle de la Revue.
Voicffiroaintenant ce passagc, dont je laisse d'aibVurs et quant à son appli­cation aux aflaires de ccrpays toute la responsabilité mon Roma in.1)
... Dans les conttécs méridionaies dit l'auteur de l'article en question, et après s'ètre iivxé à différentcs considérations sur l'état politique de l'Autriche, de la Prusse et de la Russie l'émotion n'est pas moins grande, et les dillicultés ne sont pas moins sérieuses. Il n'est personne qui ne sache qu'un bataillon francais franchis-sant les Alpe suffirait pour insurger l'Italie; il n'est pas un esprit sérieux qui ne tienne grand' compte de ces émeutes passées en qnelque sorte à l'état chronique et qui trahissentjdes souflrances véritables, lors méme que les griefs légitimes sont exploités parade criminelles passions. L'état précaire et constamment menacé du gouvernement pontificai ne peut manquer d'appeler toute la sollicitude de l'Europe. Il y a là des intérets* de deux natures compromis par leur association mème, et qui, pour leur propre avantage, tendent visiblement à se séparer. Si la puissance lem-porelle des papes était, au moycn-àge, la condition indispensable de leur indépen-dance spirituelle, dans l'état nouveau des sociétés européennes, c'est évidemment en dehors de l'exercicedu pouvoir politique que reposcnt les garautics de cette indé-pendance nécessaire, et quiconque voudrait, à eet égard, juger de Pavcnir par le passe constaterait qu'il ne comprend pas les conditious d'une baute pensée destinée, dans son iminutabilité méme, a survivre aux transibrmations sociales.
Comment le gouvernement des états pontifieaux répondraitil aux besoins des générationsnouveUcs? L'élection remise à nn collège de vieillards porte toujours sur un vieillard que ses grands devoirs envers la cirétieuté détournent et ne peuvent manquer de détourner presque toujours des soucis d'un gouvernement tcmporcl; le tróne sdì* lequel il passe n'est que la première marche du somptueux mausolée qui l'attend- Demander à un octogénaire entouré de cardinaux dont la jeuncsse s'est passéc dans le silcnee des cloftres ou dans les lobeurs de la scicnce ecclésias-tique, demander à un souverain sans béritier, plus touché de sa xnission spiri­tuelle que de 6a* mission politique, de s'occupcr d'ad ministra don ot de réformes de nature soulever con tre lui dea résistances inculai lab Ics, c'est le convier à une oeuvre presque impoKoiltlt*. Domptcr l'aristooratie famélique des prélats romani, arraeber leur avidité Ics belltui province où ils parai ysctit tant d'élémens de vie et de progfcs, catte tentativo ne présnpposerait guèro moins d'audace et de genie quo celle des piti* barditi réformuteun, et, sì le elei a promis lo perpetuile
X) Revuc dea Deux Monde'. t. XIII, 15 marzo 1846, pp, 1131-1132 (Chronique de la quinzaine).