Rassegna storica del Risorgimento

PIO IX ; CONSULTA DI STATO
anno <1938>   pagina <838>
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838 Alberto M. Ghisalberti
le norabre prescnt, les deux Liers, sana que sa propri? voix, coinmc de raiaon. y soit coraprise.
Quoiqu'en general, toutes Ics démarebes et la distribution des vote aient été convenue d'avance, il parait cependant que le parli romain ne s'attendait pas a ce qu'un si grand nombre de suffrages se porterait sur Fancien Secretaire d'État, et puisqu'à tout prix l'on voulait empécher son élection, c'est alors que beaucoup de voix, qui, dans le principe, avaient été données a d'autres Eminences, sont revenue* au Cardinal Mastai, et Foni rait triompher de son concurrent, qui, linalement, s'est vu ródni l à dix voix. ty **
Tout en continuatit à payer un. jnste tribut d'éloges à l'esprit de sagesse et de prévoyance qui a dirige le Sacré-Collège dans ses operations, plusieurs personnes néammoìns sont d'avis qu'il ne se serait pas montré aussi impatient d'en finir si le parti qui portait le Pape actuel n'avait pas craint que l'amvée des cardinaux étran-gers ne vint, sinon rendre son succès impossible, tout au moiris lui susciter de sérieux obstacles.
D'un, autre coté, l'illustre assemblée avait été informée qu'une pétition deman-dant ces réformes jugées indispensables poux assurerlatranquillité dupays, circulait à Bologne, qu'elle y avait déjà recu les signature des principalea notabilités de certe ville; que, bientòt, elle serait couverte de celles de toutes les classes, et ressemblerait à une de ces pétitìons monstres que l'on depose quelque fois en Angleterre sur le bureau du Président de la Chambre des Coramunea.
Enfin, les mèmes personnes vont jusqu'à dire qu'on "ne voulait pas non plus laisser à Monsieur Rossi, à qui Fon est si loin d'accorder tonte cette confiance dont parlent certains journaux, le temps de prononcer son discours parce que l'on suppo-sait qu'il contiendrait, par rapport au Gouvernement temporel, des insinuations dont les Provinces feraient, ensuite, Ieur profit pour donner plus de poids à leur xéclamatJons. J*avoue que je croia cette supposition mal fondée, car la politique de la France-en ce paya a été, et continuerà encore à y èrre tonte d'expectative. Elle voit, dans une silencieuse réserve, complaisamment grandir le mal, et d'un oeil non moina favorable en rejeter la cause sur une puisaance, sa rivale d'influence dans la péninsule italique; en attendant, ses idées circulent et y font mieux ses affaires que ses troia ambassa-deurs, sans que toutefois je veuille par-la rien diminuer du mérite de ceux-ci.2>
Én résumé, et pour en revenir au conclave, que ce soit Fune ou l'autre des consi­dera i.ions indiquées ci-dessus, ou toutes les troia ensemble qui l'aient guide, sur estil qu'au bout de trente-aix heurea, il avait donne à FÉglise un chef capable de la
0 Il timore di avere il cardinal Lambruachini papa, il aospetto di ricevere un indirizzo dalle Legazioni domandando l'esecuzione delle promesse fatte nel 1831, ed il voler evitare mia possibile esclusiva per parte di quelle Potenze che hanno il veto, sembra oggi apiegare la prodigiosa sollecitudine con la quale i cardinali, mettendo onorevolmente da banda ogni personale interesse, sonò venuti all'elezione del nuovo-pontefice, Ludolf a Scilla 21 giugno, in CIPOLLETTA, OD. cit., p. 235. Vedi anche, per il timore di un papato Lambruachini, BIANCITI, op. cit., voi. V, p. 8.
a) JJ BIANCHI, op. cit., voi. V, p. 9, racconterà più tardi che l'Ambasciatore di Francia crasi intromesso assai palesemente nelle faccende del conclave, onde i Romani nel loro frizzante e festevole proverbiare s'erano dati a qualificarlo conte dello Spi­rito Santo... e il LEDERMAKN, op. cit., p. 147, conferma la cosa (attestata, del reato-dal citato rapporto del Rosai al suo Governo del 17 giugno, ivi, p. 333), limitandosi negare che H Mstai-Ferretti, sconosciuto al Rosai, fosse il candidato di quest'ultimo.