Rassegna storica del Risorgimento
STATO PONTIFICIO
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1939
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1170 Alberto M. Chisalbcrti
fornita di tali armi da far nascere fin dal primo momento molte preoccupazioni in tutti quelli che temevano dalla politica sin qui seguita un allentamento dell'autorità governativa. Non sarà lo stesso Pellegrino Rossi a vedere nella istituzione della Consulta les funéraillesdu pouvoir temporel du clergé à Rome?. Per il Paruri v'era in essa il vizio ori-ginale di una confusione tra assemblea consultiva e Consiglio di Stato. Il Lùtzow, a differenza d'altri, non scorgeva nella Consulta un Consiglio di Stato, ma, piuttosto, un arbitro supremo al di sopra del Consiglio dei Ministri, la prima delle autorità dello Stato, di fronte alla quale rimaneva annullata anche l'influenza del Sacro Collegio. Le dimostrazioni grandiose che in ogni campo avevano salutato la nuova istituzione lo preoccupavano e gli facevano prevedere ormai prossima la definitiva scomparsa di ogni residua autorità papale. Dopo la Consulta c'era da attendersi la laicizzazione del Governo, se non addirittura la repubblica...
No. ?5 A. Rome, le 16 ottobre 1847.
Mon Prince l
Le grand événement du jour est la recente publieatiuu de l'Edit ou Rescrit Pontificai qui fixe les nonnes et Forgaiiisation de la nouvellc itistit ution créée par Pie IX, sous la dénomination de Consulta di Stato et dont j'ai l'honncur de soumettre à Votre Altesse quelqucs exemplaires. Je croirais déroger à la dignitè et à la haute importance dont le Pape a voulu doter Sa création en rendant la dénomination de Consulta par Conseil d'Etat: j'y vois un suprème arbitre place au dessus du Conseil des Ministres, la première de toutes les autorités administratives et gouvcrnementales de cet Etat, puisque, ainsi que le prouve l'article 44 de dette loi, le Sacre College est réduit à une infiuence tellemcnt minime et rare qu'elle pourra ètre considérée comme nulle.
Je ne Vous parlerai point, mon Prince, des démonstrations que certe insigne concession accordéc aux dépulés des Etats de l'Eglise a de rechef valu au St. Pére, elles sont devenues désormais presque de rigueur: un millìer de flambeaux se sont encore présente hicr soir deva ut le Qniriual accompagnés de deux orchestre.* et d'une multitude de gens désocuvrés qui, jusque dans la nuit avancce, fixent rétentir l'air de leurs chants et de leurs manifestations. D'aprfcs ce qu'il m'est revena, il parailrait que les liberarne, raéme ceux que l'on considérerait en France devoir appartenir à l'extrème gauche, sont certe fois-ei satisfaits et ne trouvent ricn à observer: aussi faudraitil une grande dose de prfitension, ce me semble, pour exiger do plus que- le Pape n'a dfijà accordé par certe loi: pour se dépouillcr enticrement de tonte souve-raineté, il ne Lui faudrait plusa, mon avisque promnlguer la sécularisation du Gouvcrnement, ou bien proclamer la républiquc. Le Gouverncmcnt ecclésinstìque ne réaide déjà de fait plus que dans Ics chefs des province et dans le Conseil des Ministres, cor les attributions aasignées aux vingt-quatre députés sur la totalità de Padmini-stration cntièrc dépassent de beaucoup celles que Gregoire XVI avait des 1831 accor-dées, dans la mcilleure intention possible h la Congrógation de révisiou, qui fot insti lue e alors et qui va se troavet abolie et confondile avec le rossori de la Consulta di Stato.
Le Cardinal et le prélat qui nurunt a prelùder certe assemblée auront ime t fiche Urea difficile a remplir: s'ils sont acccssibles ìi la malndie du jour, ùnbus de cet avide désir de popularité, ils faiUiront à leurs devoirs envers le Souvcrain et l'Etàt, et dans