Rassegna storica del Risorgimento
STATO PONTIFICIO
anno
<
1939
>
pagina
<
1178
>
1178
Alberto M. Ghisalberli
Lo stesso accadde a S. A. R. il Conte di Siracusa* per quanto mi ha assicurato senza darvi come di ragione alcuna importanza. Ho l'onore di rinnovare all'È. V. etc, etc.
Ludolf. i)
Ancor meno benevola, naturalmente, la narrazione dell'incidente da parte del Lùtzow, agli occhi del quale la giornata del 15 novembre non era diventata una giornata rivoluzionaria per merito del Papa, della fermezza del card. Ferretti e del buon senso del popolo. Ma i ministri di Piemonte e di Toscana, a suo parere, avevano coadiuvato per intorbidare le accruc.
No. 81. Rome, le 16 Novembre 1847.
Mon Prince! Je profite de l'occasion d'un voyageur qui se rend à Vienne, pour soumettre à Votre Altesse la copie ci-jointe d'une lettre que j'ai cru devoir adresser à S. E. Mr. le Comte de Ficquelmont, à MM. les Gouverneurs de Milan et de Venise et aux Léga-tions Impériales voisines pour les mettre à part de l'issuc de la journée d'hier, de l'inauguration de la Consulta di Stato, événement sur lequel la Propagande révo-lutiomiairè et tous les amateurs de scandale se plaisaient à compier. Ils ont heureuse-meni cette foiaci encore fait des mécomptes, l'ordre a été maintenu et la tranquilli té generale n'a point été troublée: le mérite en revient au St. Pèrepersonnellement, a la fermeté da Cardinal Secrétaire d'Etat et j'aimerai a y ajoutcr de plus au bon sens naturel de la population de la Capitale.
Depuis plusieurs jours on aunoncait avec une certaine assurance que le cortege des dépntés romains serait accompagno de députation de divers autres Etats italiens indiquant par des drapeaux nationanx les peuples qui les envoient cornine les inter-prètes de leurs voeux. Il fut question aussi d'un drupeau aux coulcnrs juune, noire et rouge qui représentcrait la jeune Allcmagne de celui de Parme commende et fait ici et retiré par l'individu inconnu chargé de le porter; il en était de méme de celui, qui tout blanc avec l'inscription: ISa.Ua Italia d e vai t probablement représen-ter Milan et Venise. Sa medi dernier le Cardinal Ferretti me parla de ce nouvel embarras qae la faction allait lui susciter en voulant insister sur l'admission des drapeaux, coeardes et députations étrangères. Il me disait qu'il s'y est oppose, qu'il l'a déjà difenda, et qu'il saura maintenir ses ordres. La réunion des artistes francais et celle allemande rccurcnt des sommationfl asBez positivcs sur ce sujct: tontes les deux montrèrent assez de bon sens et de juscesse d'esprit pour se refuser à toute partici-pation, bienqu'il y avait des artistes prussicns et des natifs des villes libre* qui vou-Iaient les entrainer de force. Consulte par cux, ma reponsc ne pouvait otre- don tcuse, et je ne ponvais qne Ics féliciter de lenr sentiment à tous égards honorable.
MM. les Ministre de Sardaigne et de Toscane étaient d'un avis bien differenti l'un et l'autrc ìnsistaicnt sur l'admission des drapeaux de leurs nationaux; voyant que le Cardinal Ferretti était inflexible, ils demandèrcni daus lu soirée du dimanche d'étre admis à l'audience da St. Péro qui, par mi excès de bonté et de défércnee voulut bien les admettre. Ils plaidcrent cette maùvaise cause de manière a ébranler la détermination que Sa Salutate, d'accord avec Son Ministre, avait prise, et il m'a
J) Archi St. Napoli, Min. Esteri flit.