Rassegna storica del Risorgimento
STATO PONTIFICIO
anno
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1939
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pagina
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1189
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Nuove ricerche sugli inizi del Pontificato di Pio IX, ecc. 1189
de lo rcserve de cette mi lice. Par un a ti tre rappori que j'nvais en l'honneur de spu-mettre à Volre Allesse le 30 dudit moia, l!ftì-lfr!ÀV:;fi ne Vous bissai point ignorar, mon Prince, que le projet du cercle romain avait été accueilli avec une faveur marquée par le Consulta di Stato, qui ne sort quo trop volontiers de le sphère d'activité qui Ini est assignèe, et deputo son instollation déployait bien plus de disposi tion de diminuer qae de reriforcer les pouvoirs du Souverain et de l'Etat. Sa Saintfité avait camme de raison déclaré qu'Elle ne déciderait rien saiis avoir au préalable. éconté et pris I'avis di Conseii des Ministres. Or, la décision de ce conseii sur l'opportuni té dee mésures proposées ne ponvait ètre doiiteuse, ne fui ce qu'cn les considérant genlement sous le rapport fimincicl.
Le cardinal Ferretti ne se sentant nullement dispose d'émeltrc son opinion sor dea questiona aussi graves, la séance on clles devaient ètre traitécs fùt fixée au lnndi 7 du cour.t, lorsque le Cardinal Boi ondi aurait pris la direction de la Secretai-rerie d'Etat. Le Conseii des Ministres réuni déclara les propositions snsmentionnées da cercle romain, soutenues par la Consulta, inadmissibles et incorapatibles avec les intérèts de l'Etat. Gomme les affaires d'Etat ne se trai tent plus à Rome avec la dignité et la réserve voulne, et que la revolution a ses Seides et ses sbirres partoui, la décision da Conseii des Ministres ne resta pas un mystère; dès le matin du jour suivant, du 8, on. grand monvement s'observa dans les principales rues, des allées et des venues constante.1?, de nombreuses groupes se formaient et l'agitation generale devenait de plus en plus croissante. Une députation, dont deux membres de la Consulta et le Prince Aldobrandini (jeone bomme touta-fait insignifiant), se rendit sur ces entre-faites ebez le Pape, pour fair des représentations contre les actes du Ministères et contre le personnel des Ministres. lls reeurent un accueil et des réponses favorables, dont ils ne tardaient point d'informer lenrs commettans. Le Sénatenr de Rome, Principe Corsini, fat presse par le jtrop fameux Ciceruaccbio et d'autres individus de cette eathégorie de se rendre de son ed té au Quirinal a/in d'obtenir du Souverain Pontife de nouvelles concessions. Pendant ce tempo-là le Corso et la place du peuple regorgeaient de masses de peuple et l'on entendit des cris et des vociférations qui auraient été dignes de l'epoque de .là terreur de 1793. Lorsque Ics cris de Morte al Ministero de' preti se firertt entendrc, et que l'ira et l'antre de ces prélats fot ite nomi-nalement, il y avait des monstres dans la fonie qui annoncaient à baute voix gu'ils se chargeaient de cette commiasion. Ces fait sont de nature à surprcndre mème ceux qui n'out jatnais doti té de l'existence des.siqafoes en Italie.
Accompagné du premier Conservatelo*, du Prince Borghese, le Prince Corsini revint à la place da peuple: il annonca les concessions obtenues du Pape qui consistè-xent dans la retrai te da Ministèri: aetùél, dans la nomination de plusieurs Ministres séculìers et dans le consentement aux mésures d'armeraent qui avaicnt été proposées. H ajouta de plus que Falliancc (la lega po'Ut.ice.J.dù Pape avec le Piémont et la Toscane devait désormaia ótre considcrée gomme un fait accompli. A l'entrée de la nuit et après avoir recu ces Communications de la bouchc da vieUlard infirmo, et qui cut reeouts a nn interprete, tacite qae Io Sioar Masi, Faide de camp du Prince Canino, assoma avec empressemun t, la fonie distri linee en pelotons do trente et plus d'individua accompagnés de flambeaux se ntìfc eu marche pour formcr lo cortège du Sona tour jus-qu'au Palaia Corsini, en chautant dea hyinnea en proferirai, les cris d'usage. Il y avait dans ces pelotons des hommes de l'extérieur le plus sinistre et de plus armés de poi-gnords et de pistolets. Arrivé au palaia de Vcnìae les eummandaus des différcnta pelotons ordonnaient le silence et Ics tordi es allumécs fnrent tonrnées vera le