Rassegna storica del Risorgimento
SVIZZERA ; MUTUO-SOCCORSO (SOCIET?) ; GINEVRA
anno
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1939
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1222
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1099
Margherita Mauerhofer
cHoint et qui lui a 6t délivré par le Ministèro a Turin le 26 mare 1849 sur la T(>porrne que mes instructions ne me permettaient pas d'ad bérer à sa domande. Nous en avons préalablement obtcnu l'autorisation de Votre Exeéllence. J3 m'n apportò la suppliqne égàlcmcnt d-anncxée qu'il a jugé à propos eie vena adrcsser et dans laqnelle il expose que sou depuri do Genève où il tra valile clan la bijou tene n'a potar btit que d'aller ù Paris... la greve qui rógne iei en ce moment... parmi les ouvriers gencvois de Ja mème prnfcssion ne lui pcrmet pas de trouver [du travait] en cette ville. Les rensei-gnements que je me sui procurés sur la conduite du sieur Moraaghini etani satisfai-sanls et confinnant... la déelaralion du chef de bureau de la police des étrangers, Votxe Exeéllence jugera peut-ètre convenable de m'nutoriscr à remettre à ce réfugié un nouveau passeport . )
Un autre de ces piliers de nos deux soi-disant sociétés philantro-piques fut Rinaldo Bressanini, d'abord premier président de la Philan-tropique en 1851, puis cnsulte membre ìmportant de la Mutuelle. Celui-ci avait une iinagination digne d'un Marseillais puisqu'un certain :
Breseianini (qui n'était autre que lui-mème) réfugié milanais, babitant Carouge... depuis quelques mois, se présentait souvent ches Mr. le Consul [à Genève] qui l'accueiUit favorablement et lui donna des sommes d'argenl à plusieurs reprises par égard ponr sa position malbeureuse et la lettre d'exilé. Comme Bressanini rcpétait trop souvent ses visites à son consulat ponr des inotifs parfois puérils, Mr. Benzi coinmenca à oonce-voir des soupeons sur son compie, et donna l'ordre à cette chancellerie de lui retirer tout secours, d'autant plus qu'il [lui] était revenu que ce réfugié faisai t au café de fortes dépenses peu en barmonie avee sa position. Quelques joura s'écoulèrenl lorsque Bressanini se rendit chez le Sr. Ledere (rue du Pcrron) armuricr. 11 lui commanda 3000 poignards en ajoutant que ces armes étaicnt destinées à armcr proebainement les insurgés de Milan... Quoiqu'il en soit. certe commande de poignards fut de suite à la connaissance du Gouvernement frangais. La Police fit faire des perquisitions che?. Farmurier, Ledere assura qu'unc commande de 3000 poignards lui avait été faite, mais qu'il ne Favait pas prisc au sérieux, et que tout ce qu'il avait pu pro-mettre a Bressanini était de lui livrer cinq de ces armes seulemcnt. Mr. le Président et VicePrésident du Conseil d'EiaI: interrogerent cnsulte Bressanini lequd à ce qu*U parait, avanca effronténient que eétte commande était faite sur l'ordre du consul de Sardaignc a Genève....a)
Et TafE? Taffi Jean-Antoine était un vitrier du Piémont, né en 1819 et qui était en Suisse depuis 1835. Il avait régularisé sa position. *' Et Dossena, Joseph., né en 1824- à. Pavie, réfugié italien depuis 1848 ne fut-il pas ausai partisan et membre des deux sociétés? Bit Àugustin Gemini, voiturierv ne iìt-il pas aassi preuve de fidélité envers les deux orgaoigations? La première mcntion de la Société de secours-mutuels
l) Ardùves de Turbi. Consnlals nationaux, Genève 1855-1859. Ì) Ardii ves de Turin. Lettre* dea Ministre* 1853. Suisse. 3) Arehivcs d'État Genève. tr. C. 36, p. 74.