Rassegna storica del Risorgimento
SVIZZERA ; MUTUO-SOCCORSO (SOCIET?) ; GINEVRA
anno
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1939
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pagina
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1223
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La société de secours-mutuels à Genève, ecc. 1223
~ T~ J . ,~fc.
est du 23 mai 1856 et se trouve dans les Registres du Conseil d'État de Genève. C'est spus la date du 4 juiJlet de Cotte méme anace cpi'on parie du Comité d'organisation pour la féte des sociétés réunies de Secours-mutuels :
Messicurs,
Une féte toute philautropiquc tlcvant réunir le Diotanchc 20 du courant à Cilene-Thonex, les sociétés de secours-mutuels, nous avons recours à votre générosité, espérant qu'clle ne nous fera pas défaut et venons vous prier de bieu vouloir eon-courir à rembellissemeul de cette fé te, en rncttant a notte disposition une 1/2 batterie d'arlillcrie avec les harnais garnis pour les ebevaux . l)
Les clicvaux furent donnés pour la fète et en plus 100 fraina suisscs. Mais les registres du Conseil ne donnaient pas d'autres détails sur cette association, quand, par hasard un jour, parmi de multiples dossiers des Archives fédérales de Berne, nous trouvàmes un tout petit opuscule qui était le livre des comptes et des procèsverbaux de cette Société. Nons fimes alors connaissance d'une quantité d'Ita-liens jusqu'à ce moment incornius. Attilius Righetti, le secrétaire des actes, Cyrus Gojorani, le président, réfugié italien, né en 1834 en Toscane. Etudiant en droit, donnant des léons, Cyrus Gojorani habitait 133 rue du Rhóne au premier et était lié avec d'autres réfugiés de son àge. Voici ce que dit de lui le 28 mars 1858, le consul sarde à Genève au Ministre des affaires étrangères à Turin:
Le réfugié Gojorani Cyrust de... cu Toscane en me priant de vous la transmettre, me fait tenir a l'instant la lettre cijointe qu'il adrcsse a votre Excellence, dans le bnt d'obtenir l'autorisation de séjonrncr dans les Etats de S. M. En me rendant à ce déflir, je ne dois pas omettre de vous rappeler, Monsieur le Ministre que Gojorani est au nombre des 17 réfugiés que le Conseil Federai veut faire expulser du can-ton de Genève pour satisfaire en quclque sorte aux exigences du Gouvernement francais. C'est pour se soustraire à une mesate, qui en lui enlevant ses élèves ici, lai dterait les moyens de vivre ailleurs, dans un canton reculé de la Suisse, que le pétitionnaXre sollicite cette faveur. Si je ne me trompe, il a dù quitter le Piémont pour délits de presse. X'existence que Gojorani menait ici lui était favorable, du moina en apparence et cela n'empéebe pas qu'il ne fut en correspondancc avec quclques intimes de Mazzini... Dans une lettre dù méme au méme et da tee de Genève, le 31 mal 1858, le consul Barde à Genève écrit a Turin te... Gojorani... e'est conciliò ici de vives et nombreuses tsyinpotbies, au sein méme du parti conservatela qui le considero toutàfait inoffensìf. Do mon cdté, je n'aì ancun fait à citer contre lui, si ce n*est que j'ai. lieti de le croirc imbu des idées mazziniennea sans pout-élrc les pousser ausai loia que le f ameux jscctaire... .2)
i) Archives d'État Genève. R. G. 398, p. 34.
2) Archives de Turin. Coagulata nationaux, Genève 1855-1859.