Rassegna storica del Risorgimento
SVIZZERA ; MUTUO-SOCCORSO (SOCIET?) ; GINEVRA
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1939
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1234 Margherita Mauerhofer
Suivaient cncore une quarantaine de noms, dont quclquca uns bien estropies. Nous nous permettrons de donner en annexe le nom des membres de la Société mutueile ani seront plus exaots que dans cette brève liste de police.
Le 7 décembre 1857 pour en finir le Conseil d'État de Genève écrivait ce qui suit au Conseil federai a Berne:
... Avant de rcpondre à votre lettre du 16 9bre 1857. concernant de pretendila compio ts tramés dans notre voisinage et sur notre tcrritoirc par des réfugiés ìlalieus, et aux notes couGdentielles des Légations Sarde et francaise en Suisse, nous sentons le besoin de vons présenter quclquca réflexions.
Nous vous f'erons remarquer, d'altord, qu'un F.tat entouré cornine le canton de Genève, de deux puissants voisins, a pour intérèt cornine pour devoir de veiller à ce qu'il ne se passe rien sur son territoire ou dans les environs qui soit de nature a porter atteinte aux relations de bon voisinage, qui existent lort heureusement entre la Suissc d'un coté, les États sarde* et la France de l'autre. Son devoir, d'accord avec son inté-rét est donc d'avoir une police, qui sans ètre tracassière, soit active et vigilante. Or l'État de Genève croit que la Confederation ne peut avoir aucun reproebe fonde a lui adresser sous ce point de vue. La police en ce qui concerne les relation intcrnat ionalcs, est exercée à Genève aussi bien que le permei un territoire ouvert où i'on peut sans cesse arriver soit par terre soit par eau. Ce ler point étant établi. nous ne pouvons que témoigner notre surprise des récJaiuations qui vous sont adressées par des repré-sentants de deux puissances voisines de Genève.
Les renseignements qu'Us nous ont donnea sont identiquement, mot pour mot, ceux que nous avions obtenus de nos propres agents, il y a 6 mois, et d'après Iesquels nous avions pris des mesures et l'ait une instruction qui nous a permis de constater qu'il y avait, non seulement exagération, mais presque aucun fondement dans la manière dont les faits non politiques avaient été travestis.
Puisque les Légations vous ont transmis les premiere renseignernents d'où vient qu'clle vous ont laissé ignorer ce que nous avions l'ait ensuite de ces memes renseignernents? Nous devons déplorer qu'alors que le Canton de Genève, exerce luimoine une police vigilante, on se plaise è toujours representer son Gouvernemcnt cornine négligeant une surveillance, gràces à laquelle il a été impossible aux réfugiés de se livrer à rien de dangereux sur notre territoire... Il y a quelques mois, que dans des mtentions toutk-fait bienveiUantes pour Ics États voisins, nous crùmes devoir pren-dre des informations sur les réfugiés italiens qui pouvaient se trouver a Genève ou dans les environs.
Les resultata de nos recherebes aboutirent à un rapport qui est, comme nous f'avons dit plus ha ut, presque textuellement celuila memo que vous nous avez transmis, et qui nous fait soupeonner quelque iiifidélité de la j>art de l'agent dont nona nous sommes servis, ou d'un individu, agent étranger, établi à Genève, qui est en relation avec lui. Après un raur examen de tonte cette affaire, voi ci ce que nous avons constate.
Une société de sccours-mutuels óiaii. établie depuis longtemps à Genève, les membres de cette Société n'ont commis aucun acte politique. Si nous avions découvert quelque ebose de blamable, vous savez très bien' quc nous vous en annona iniormés.