Rassegna storica del Risorgimento

SVIZZERA ; MUTUO-SOCCORSO (SOCIET?) ; GINEVRA
anno <1939>   pagina <1235>
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La société de secours-muluels à Genève, ecc. 1235
Les noma plucfis à la suite de ces statuts sont anciens, voici ce qu'il en est de chacun de ceux que nous vous avons transmis:
1. Ciro Gojorani, ne fait plus partle de la Société.
2. Robusto Mornaghini en fait encore partie.
3. Attilio Righetti est dans le Canton du Tessin, employé de l'Etat depuis une année.
4. Felice Vercellesi ne fait plus partie de la Sté.
5. Ga mille Ghetta en fait encore partie.
6. Philippe Graziosi va sortir de la Société pour s'étabbr.
7. Francesco Boschi fair encore partie de la Sté.
8. Odoardo Canova est dans le Tessin depuis une année.
9. Angelo Magnata est encore à Genève.
10. Cesare Bocchi est dans le canton de Vaud et ne fait plus partie de la Sté.
11. Ferdinando Zamperì[ni] et Angelo Brjujschi font encore partie de la Société.
12. Feliciano Pasta est dans le Tessin.
13. Carlo Fontana est à Paris depuis une année.
14. Cesare Pessina est trop bète pour étre dangereux, il est encore à Genève.
15. Luigi Narra ne fait plus partie de la Société, il s'occupe de musique.
16. Pietro Valsecela ne fait plus partie de la Société.
La réunion, tenue à Bossey, n*a eu, à no tre connaissance, aucune portée politicnie., vous n'ignorez pas que c'est un villagc de la frontière où les particuliers et les Sociétés font souvent des parties de plaisir. Les autres endroits signalés dans votre lettre sont des lieux publics où quelquesuns des inembres de la Société vont se rafraichir ensemble.
Nous ne pouvons, F. et C. C, terminer cette lettre sana vous prier de vouloir bien peser les réflexions par lesquelles nous Pavons commencée .J)
Probablement en cela, Genève cachait sa pensée pour discnlper les réfugiés et Berne exagérait de son còte. Mais en tous cas, deux faits plutòt graves peuvent ètre imputés aux exilés, Fun était la pro-clamation d'aoùt 1854 et Fautre la réonion de novembre 1855 qui avaient tous deux un caractère nettement. politique.
Le 22 janvier 1858, le Conseil federai écrivit ce qui suit au Gonseil d*Etat de Genève:
Tout en nous exprimant votre surprise des réclamations officieuses qui nous sont parvenucs sur le compte des réfugiés italiens que vous tolérez chez vous, et en nous prévenant que ces mémes renseignements se trouvaient dans vos,mains depuis 6 mois, vous ajoutez qn'à la suite de vos informa tions, vous avez appris qu'une Société de secours-matuels italienne e'était conatituéc à Genève depuis longtcmps, que ses statuts, que vous vous Stes procurés, n'ont rien de politique, que les membres de cettc Société u'out commis aucun acte politique... Or, vous vous souvenez que l'ori attribuait cette Société des propos atroees con tre l'Empcreur des Francois dont on aurait signalé la more, corame le moyen plus sur d'a (franchi r l'Italie. Le 14 de ce mois, cet attentai a été rais ò exécution, mais il a heureusement échoué. Au nombre dea preve-nua de ce crune, nous voyons figurer 3 ou d réfugiés italiens, ce qui semble suifisamment
i) Archives d'État Genève, R. C. 401, p. 205 et a.
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