Rassegna storica del Risorgimento

SVIZZERA ; MUTUO-SOCCORSO (SOCIET?) ; GINEVRA
anno <1939>   pagina <1236>
immagine non disponibile

1236 Margherita Mauerhofer
établir qac ce complot a été txamé et est sorti dea rangs de cotte parile de l'emigratioii politique, qui, jusqu'ici, a presque cliaque fois fourni les instruments de ces tenlativea criminelles. A vani mème que l'arrcstation dea 4 Italicns, auteurs de ce deroicr attenta t fùt connuc, Fon sapposait en lieux bien informés que cet acte odierne était l'ccuvrc de la société Mazzinienne, et, le 12 de ce moia, un Agcnt anrait confié a une personne digue de foi, que le propos suivant avait été tcnu à Genève par un proscrit Mazzinicn; dans 3 jours, Paris verrà: il y aura grand tapage! De mème on nous assure qne, depuis une 15* de jours, un grand mouvement se scrait fait remarquer chez les réfugiés con-nua pour apparlenir à la société Mazzinienne, et il serait dèa lors possible que suivant les découvertes qu'on fera, une affination plus ou moina dircele soit reconnue cornine résidant à Genève. Nona aimona à croire qu'il n'en sera ricn, mais ce rapprochement de faits et de circonstancea divers, nous font sérieusement craindre dea découvertes à la charge de l'emigra tion italienne en Suisse... *)
Et Berne pour observer de visu ce que tramaient les réfugiés à Genève envoya deux commissaires fédéraux, Mrs. Bischofif de Bàie et monsieur Dubs président du Gonseil d'État de Zuricn. Cette mesure eut comme premier effet d'exaspérer le canton de Genève qui se sentant pris en faute essaie de se disculper. Voici ce que le Gonseil d'État de Genève éczit au Conseil federai le 16 avrfl. 1858:
Nona avons l'honneur de voua envoyer ci-jointe une copie de la lettre que Mr. le Commissaire federai Bischoff vient d'adresser au Conseil d'État; car nous n'avons jamais recu d'aucun commissaire federai une épitre écrite dans dea termos pareils et se terminant par des menaces à l'adresse de notre Canton (Genève appello menaces ce qui n'était qu'une sùnple mesure de prudence)... Le commissariat federai avait propose troia mesures auxquelles, dans notte désir de prendre en considéralion les vceux du Conseil federai, nous avions accèdè avec empressement. Ces mesures étaient:
1. La dissolution de la Société italienne...
2. L'éloignement de 16 membres de la Société italienne... Nous avons dissona la Société italienne (dont les membres agissaient indirecteroent)... Nous avons signifié aax 16 sociétaires Italiens qu'ils devaient ètre éloignés du territoire suisse. Aprèa cette signiJìcation, près de 300 citoyens de toute opinion et de tonte position sociale, sont venus déclarer et certifier que ceux qui devaient étre expulsés étaient des gens inoffen-sife, presque tous non réfugiés et qui ne s'étaient jamais mélés de politique....2)
Et non seulement 300 citoyens de Genève se trouvèrent prèts à fàiré passer les membres de la Mutuelle pour parfaitement inoffensifs, mais le plus grand patriote radicai de l'epoque Jfimes Fasy parie ainsi par l'intermédiaire de son biographe Henri Fasy:
1 En 1858, a la suite de l'attcntat d'Orsini, la question des réfugiés provoqua un écfaange d'explications assez aigres e ire le Conseil federai et lo Conseil d'État de Ge­nève. Les griefs du Ministère étaient-ila fondés ? Nous ne le croyons pas, et la meillcuro
*) Archives d'État, Genève. R. C. 401, p. 203 et s. 2) Archives d'État Genève. R. C. 401, p. 1213 et s.