Rassegna storica del Risorgimento

BONAPARTE DI CANINO PIETRO NAPOLEONE ; GREGORIO XVI
anno <1940>   pagina <607>
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Pietro Napoleone Bonaparte e Gregorio X.VI 607
a deren ti un passaporto per gii Stati Uniti d'America, transitando per t'Inghilterra, che gii ha rilasciato in data degli 8 coerente, ed il Cav. Pandolfini nella sua qualità di Console di Toscana colla mia intelligenza nello atesso giorno lo ha regolarmente vidi­mato per Livorno via di mare, ma con la solita sua avvedutezza, ha però espresso nel visto, non esser buono che per il solo paesaggio per Livorno.
Nel fare all'Eccellenza Vostra la presente comunicazione ho 1*onore di rinno­varle i sentimenti della mia alta considerazione.
R. Lutzow.
(In calce): A Sua Eccellenza il sig.' Conte FossombronL
(Copia della lettera allegata al precedente documento)
R. ARCHIVIO DI STATO DI FIRENZE
Esteri busta 2439.
Rome 6 mai 1836.
Quelques individua de la famille Bonaparte viennent de commettre un crime qui a glacé d'efoi la province qu'ils hahitent et ne contribuera certainement pas a relever la celebrate de ce nom.
Lucien Bonaparte en se rendant en Angleterre Iaissa dans les Etata du Pape ia majeure partie de sa famille; d'abord son fils ainé le Prince de Musaignano, établi a Rome, qui vit convenablement avec sa famille sans heurter personne et s'occupanti de préférence d'histoire naturelle; son épouse, qui vit à la campagne et ne vient que rarement en ville; et, entre autres enfans, deux fils, jeunes gens de 20 a 24 ans qui séjournaient au chateau du pére à Canino à quelque lieues de distance de l'habitation de leur mère.
Ces deux jeunes gens ménaient hi vie la plus extra vagante, la plus immorale et donnaient du scandalo à toute la province; ila faisaient plus; OsattentaientàPotare public et à la tranquiUité des habitans: le titre de fils d'un Prince Romani semblait leur assurer l'impunite et leur arrogance ne connut plus de bornes; ils narguaient et insultaientpubliquementles fonctionaires pontjficaux civils et militaires. ils portaienl le costume des brigands et se montraient armés jusqu'aux dents accompagnés d'un indi vi du connu comme bandii. Hs enlevaient deux jeunes filles du sein de leurs familles et en faisaient leurs concubines: le public sans 3 scandalosa et reprocha ù l'autorité inactive cette coupable indnlgence accordée aux petits neveux d'un membre du Sacre Collège.
Dans le courant du mois passe les jeunes gens mirent le comble à l'infamie de leur conduite rin con tran t un nomine que eux et leur compagnon avaient pris en aver-sion ils déchargiaient leurs armes sur lui et le laissaient baigné dans son sang: on le dit mort depuis. Ils osaient se vanter de cette action et annoncaient l'autorité de Montalto d'avoir tue un nomine considéré hors de la lai.
Enfin on trouva à Rome que hi mesure était remplie et que tonte condescendance ultérieurc serait ime criminelle faiblesse. Le pape en fit parler au Cardinal Fesch en. proposant de les exiler, mais son Eminence préfera leur arrestation et de les voir garder à vue. L'ordrc pour cet effet fut donne mais ces jeunes criminels firent lési* sten ce; l'officier chargé de cette commìssion recut deux coups de poignards et tomba victime de son zèle, un carabinicr fut tue par l'autre frère et ce n'etait qu'avec peine qu'on avait pu s'emparer de l'un d'entre eux, de l'assassin de l'officier. qui a dejà -été transporté au Chateau Saint Ange.
*) Cosi il testo.