Rassegna storica del Risorgimento

BONAPARTE DI CANINO PIETRO NAPOLEONE ; GREGORIO XVI
anno <1940>   pagina <624>
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624 Luigi Signorelli
l'ndmiration dea dasses supcrieurcs, qu'il savait captivcr par ses manières prévcnantes et par Ics rcssourcc-j de son education et de son esprit.
Il est remarquer avant tout que le Prince était pourteur des lettres de recom-inendatiou pour les dcux pcrsormages les plus éminens en Belgique, et chef de Poppo sitiou, Gensdebien, Représentant, et Charles de Broukère, le tncmc qui étant ministre de la guerre en 1831, engagca le Plànce Achille Marat à venir à Bruxelles, et le ut nommer colonel de la legion étrangère, grade que ce dcmier resignait au boat de 3 mois, sor les réclamations de la Franco.
Le principe que professe Pierre Napoléon sont (aie) les republicains; son école la Jeune Italie; ses amis à Londres Mazzini et Cavaignac, à Bruxelles Bianco et Modena, auxquels il donnait ici tous les loisirs et sa conliance.
Ce jeune homme, plein de force et de courage, enivré des sonvenirs glorieux de l'aire imperiale, et fatigué de son abaissement politique, ne oise qu'à un bouleverse-ment general, corame le seul moyen d'atteindre son but, et de rclevcr sa dynastie.
C'est dans cotte intcntion qu'il s'attaehe aux chefs des partis, et sortout à Bianco, dont il adopte les doctrines, les vues et tout ce qui est proprc à l'éxécution des projets demagogiques. .
Emporté par l'égarement de son iinagination il nous a déclaré formellcment : que la xéalisation d'une fortune considérable qu'il attend inecssamment, sera suivi sur le champ de ses dispositions pour organiser des gucrillas, et porter le trouble dans les états de la Romagne Bianco, auteur d'une théorie de guerre de ce genre applau-dissait aux velleités belHqueuscs de son collègue, et detaillait minutieusement ses insfcructions et ses avis.
Ce disconrs avait lieu chez Bianco, où le Prince était venu pour faire ses adieux à la veille de son départ pour marche dans le Lnxembourg, qu'il habite actuellement. Le résumé de ces confidences nous apprend que sa visite en Belgique n'était que le résultat d'une mission importante: on l'avait chargé de raminer la faction Napoléonienne, de travailler vivement l'esprit de la Jeune Italie, et en general des sociétés democratiques dans l'intérèt du pretendant l'Arenbcrg et en préjadice de la France, qui avait pris alors une attitude monacante contre la Suisse, centre des desordres et d'intrigues. Aussi le voyaiton sans cesse avec des vieux serviteurs de l'empire, qui lui vouaient une espèce de cult e, et s'étaicnt réunis à son arrivéc dans un banquet somptueux où. le Prince était le héros de la fète.
Celui-ci n'était moins l'objet de tante sorte de prévenance de la part de Charles ' de Broukère, de Gensdebien, de Jottrand et de tous les republicains, qui le pxendraient volontier au besoin, corame le point de raillement dans l'eventualité d'un (sic) com-motion politique. En effet, vu la disette d'hommes supérieurs en Belgique ce ròle ne serait pas bicn difficile à jouer au moment d'une crise par un chef entreprennant et courageux, heritier d'un nom illustre et empreint d'un caractère aussi decide que celui de Pierre Napoléon.
On doit observer à ce propos que ce noble émissaire avait cté précède de quel-qnes jours ù Bruxelles de deux visiteurs, Cavaignac et un des frèrcs Rufuni, qui tra-versaient en tonte hftte la Belgique, séparés l'un de l'autre et sous de noms empruntés, et se rendaient en Thurgovie, où leur présence fut constatée plus tard par les aveux du Marquis Visconti son rclour à Paris.
Le Prince Pierre Bonapartc est ici l'agent de l'ex roi d'Espagne, son onde, éJÈ en mème tema Penvoyfi de la Jeune Italie, qui le regarde corame le Messie de la ge­neration italienne.