Rassegna storica del Risorgimento
BONAPARTE DI CANINO PIETRO NAPOLEONE ; GREGORIO XVI
anno
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1940
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Pietro Napoleone Bonaporte e Gregorio X.VI 631
jeunes membrea, paraisae venir a Tappai de Passcrturc prémentionnée en Itti donant
un certain dégré de vraisemblance, et qn'un insinuation officielle auprès du Gouver-
nenient Grand Ducal de la Toscane : (ou plusieurs des Bonapartes se trouvent actucl-
lement reunis) faite à Pob jet de proavoqner une surveillance redoublée sur l'intelligence
secrète qu'ils entiendraient avec Ics Révolutionaires toscana et dea autres Etata.
pourrait ètte jugée utile à la cause du Gouvcrnenient italien, j'ai néanxuoins cru
devoir m'abstenir d'engager la Misaionimperiale à Florence à faire quclque dniarcbe a
cet objet ne me cacbant pas, que les motifs de la convenence de cette mission sauraient
étre justement. appréciès et rejettés ou adoptés. que par V. A. Elle mème en suite
des considérations politiques qui pourraient d'une manière ou de Pantre y prendre
quelque influence. C'est pourquoi je soumets respcctucusement à Son jugement éclairé
et d'autant plus qu'au cas, ou la dite mesure serait regardée cornine admissible, la
démarche de la dite Misaion, Iorsqu'elle serait faite' en suite d'un orare supeneure
auxait beaueoup plus de poids et agirait avec plus efficacité sor le Gouvcrnement
toscan.
Je prendrai seulement la liberté de soumettre quelques très bumbles observations sur cet objet a V. A. Il est vrai que malgré les pompeuses annonces de la Propagande malgrés ses nouveaux Statuts et malgré la prétendue réunion de tous les Sectairea et de tous les ambitieux qui voudraient se créer des thrones sur les décombres révo hitionnaires ces fanfaronades, calculées sourtout à séduire Ica crédules et à retenir dansla piège les séduits, n'ont eu d'autre suit par rapport à l'Italie pendant les quatrea dernières annéesque des tentatives aussitòt a vorties qu'entreprises et que par conséquent le danger d'une vèritable revolution dans cette Pénisule semble avoir disparu plus que jamaìs dans les conjonctures actuelles, sourtout de la part du parti républicain qui ne soutient ancore sa cause delabrée que pas le soutient qu'il espère de la donii-nation evenctuelle de ses confrères politiques, soit en Espague, soit en France, ou mème en AUemagne, et entretiens par sa feinte condescendence a faire cause comune avec les Révolutionaires consti tutionnels et bonapartistes, qui de Ieur coté se sont rapprochés des Répubb'caina pour s'en servir corame d'une instrument les unes et les autzeà se proposant de se tzomper mutuellemcnt et de répudier la cause de ses alUés après en avoir obtenu le but principal, cerai d'abattre en comun les Gouverne-ments existants en Italie. Mais si ces considérations rassurantes sont fondées, si l'abat-tement ou se trouve le parti républicain, si le man que de leurs ressources et celui d'un lien compact entre des Sectaires qui professent des croyances politiques diametra-lement opposées d'un coté, et la disposftion de la très grande majorité des populations italiennes au mainticn de l'ordre et de la tranquillité de Pautre peuvent étre considérés cornine des garanties con tre des enveints serieux en Italie dans l'état présent de l'Europe, néanmoins la atrecte surveillance, surtout de ceusc qui disposent du mobile indiapen-sable des emeuts, savoir des moyens pecuniaires, comme les Bonapartes et leurs adhérens. appartenant en partie aux classes riebes et nobles, et lucrrés par Pinfluence qu'ils briguent dans le maniement des affaires publiques, ou anìmés par leur baine cantre les Gouvernements actuels. pourra étre jugée comme une mesure utile par la doublé raison. qu'en laissant faire le dit parti il pourrait peu à pcu se procurer des moyens, qui lui manquent à présent, et organiser ensuite si non une revolution formelle et permanente, au moina des désordrea plus au moins graves et aurait en tout cas l'opportunité de continuer la seduction et de compromettre Pexistcnce sociale d'un plus grand nombre de personnes.
Doignez, Mon Prince, agréer Pexpressiou de mon plus profond respeet.