Rassegna storica del Risorgimento

1843-1844 ; DIPLOMAZIA ; FRANCIA ; TUNISI
anno <1941>   pagina <328>
immagine non disponibile

328 Eugenio PassàmonU
domandare al Bey un tributo annuale in cambio dei regali che egli, solo di tanto in tanto, spediva al Califfo.
Il La Margherita vedeva fino in fondo; e, desiderando parare tutti i colpi possibili, scrisse al Pareto che si assicurasse della sincerità delle affermazioni di Rifaat pascià, ottenesse una copia delle istruzioni, che sarebbero state consegnate all'inviato ottomano in Tunisi, ed evitasse soprattutto che la Sublime Porta parlasse di mediazione fra il Piemonte e la Reggenza tunisina. H Pareto, in una tregua concessagli da' suoi dolori epatici, si recò a un ballo dell'ambasciata austriaca dove sapeva che avrebbe incontrato il Ministro degli esteri turco. Senza smascherare le riposte intenzioni del suo Governo egli tastò il diplomatico ottomano per conoscere se nella determinazione di inviare ad Ahmed bey un com­missario del Governo turco, fosse lo zampino di qualche rappresentante di potenza europea e se, in realtà, si trattasse di risolvere questioni, ancora pendenti fra la Reggenza e l'Impero. Egli potè convincersi:
que la détermination prise par le Divan (tait) tout à fait spontanee et que l*on ne p(ouvait) en ancone manière l'envisager cornine une médiation à la quelle (le Piémont anrait) aderé.
Trasmettendo le istruzioni di Rifaat ad Eumer. le commentava cosi. Esse
pronvent assez que le bnt prJncipal de la mission est tout autre que colui qui se xéfère à notxe diiférend. En effet il me résulte que la Porte, ayant à se plaindre depuis quelque temps de la conduite tenue pax le Bey à son égard, a saisi avec empressement le pre­teste de ses démèlés avec notre Cour poni détourner Pattention, qu* une pareille détermination de sa part aurait pu réveifler,2)
*) Lea instructions remises à Eumer Effendi, Dignitaire de la Sublime Porte envoyé à Tunis par le gouvernement Ottoman se résument dans les points suivants.
Le passe parait inspirer encore au Bey des supcons et une méfìance injuste tan-dis que évidemment la Sublime Porte n'est animée à son égard que des sentiments de bienveillance et de protection et que S. M. lui porte le plus vif intérèt. Eumer Effendi cberchera donc à dissiper les pxéventions qu'il pourrait conserver, en lui don-nant les assurances les plus positives et il ne negligerà rien poux tranquilliser son esprit.
Comme depuis quelque temps on n'a pas recu des lettres du Bey qui fassent sufii-semmont connaftxe sa situation, il s'engagéra dTnne manière convenable à communi-quer à la Sublime Porte Fétat de radniinistration du Beylick ainsi que sa tranquillité aciuelle et a Finformcr, dorénavant, au bcsoin, des événements intércssants qui surviendraient.
Il pxendra des i nformations éxactcs sux le démélé survenu entro la Sardaigue et le Bey, rélativemcnt à la sorde des grains, et il chexchexa a faire ccsser le difiérend dont il s'agitu . i
Enfin il aura soin d'adxosaer au Bey les exboxtations nécéssaires pour qu'il fesse de lpuables éfforts afin de mériter de plus en plus la bienveiUance et la connance de S. iVL- (A. S. T.* Lettere Miniatri, Porta Ottomana, mazzo Vili annesso al dispaccio del Pareto al La Margherita, 27 gennaio 1844).
a) A. S. Wj, Lettere Ministri, Porta Ottomana, mazzo Vili, loc. cil.