Rassegna storica del Risorgimento

1843-1844 ; DIPLOMAZIA ; FRANCIA ; TUNISI
anno <1941>   pagina <351>
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La vertenza franco-sarda per Tunisi (1843-1844) 351
quali fossero state le pressioni di un governo straniero per intromettersi nella faccenda tunisina e per fare assumere, verso il Piemonte, quel contegno di intransigenza:
Votre ExeUence veuille me permettre continuò il Tecco de lui souuieLtre encore à ce sujet une questione tonte naturellc. Puisque la Sardaignc n'a certes pn donner à la Sublime Porte, dernièrement, aucun motif de supc, onncr le moindre change-ment dans ses dispositions à aon égard, pourquoi s'alarmerait-elle à présent sur une eventuali té qu'elle a vu se produire, il n'y a que peu d'années, lors de nutre dernière expédition contro Tunis sans qu'elle parut alors s'en émouvoir ? Eh bien, dit le Pacha, j e vaia vous répondre là dessus avecla meme franchise que je voudrais voir imitée par vous. La Sublime Porte, dans sa souicitude constante pour le maintien de la paix avec Ics Puissances amies, letir passe, parfois, bien de choses lorsqu'elle n'en a pas à craindre de trop graves conséquences ou que son droit et sa dignité soient comproniis par sa tolérance. C'est ainsi qu'elle a laissé passer l'expédi tion contee Tunis à laquelle vous avez fai t allu-sion, puisque cette expédition, n'ayant pas fait beaucoup de bruit, et la Sublime Porte ne s'étant pas alors prononcée, ses droits et sa dignité ne se trouvaient pas ouvertement compromis. Mais dans le cas actuel, que votre dernier différend avec Tunis et, par suite, les prepara tifa de votre expédition ont eu partout du retentisscment, la Porte a été forcée de se prononcer et l'état des choses étant pour cela mème tout à fait différcnt, Elle ne pourrait plus à présent tenir, quand elle le voudrait, Li méme condnite qu'elle a tenu en celle première occasion, d'autant plus qu'il s'agissait alors seulement de ne pas revenir sur un fait accompli. Votre Légation continuò Rifaat pascià peut faire beaucoup de bien en faisant comprende à son Gouvernement le véritable motif des justes exigences de la Sublime Porte et en tàchant de l'améner à une cordiale ententc avec elle, pour terminer, à sa satisfaction, son fàcheux différend avec Tunis.*)
Di pia e meglio Rifaat pascià non poteva dire. E lo comprese il Tecco che altro non potè, con il Pareto, se non confermarsi nella idea, balenata loro al primo delinearsi dell1 intervento turco. E che la Sublime Porta fosse la più lontana fra le potenze europee, dal voler venire ai ferri corti con il Piemonte, provò la emozione del Ministro degli esteri di AbdulAziz, quando il Tecco" gli presentò, il 15 marzo 1844, la risposta, sigillata, che il Governo sardo inviava alla Nota otto­mana del 1 febbraio. Credette che il Piemonte volesse assumere davvero quel contegno risentito, che aveva voluto assumere apparentemente, verso di lui, in Costantinopoli, e che, messa in giuoco la tanta vantata dignità della Sublime Porta, si dovesse accrescere il numero dei nemici del vacillante impero e perdere un amico sincero. Della sua emozione Rifaat pascià non fece mistero: e prima di aprire il plico, dimenticando le parole ed il contegno tenuto fino a quel momento con il Tecco, gli chiese, come ad un amico, se sapesse quale ne fosse il contenuto.
H A. S. Ti, Lettere Ministri, Porta Ottomana* mazzo Vili, il Tecco al Pareto, Il marzo 1844.