Rassegna storica del Risorgimento
DIPLOMAZIA ; EMIGRAZIONE POLITICA
anno
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1917
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pagina
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469
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(Ri emigrati veneti e la diplomazìa 469
La paix, qui vient d'ètre signóo, ne aanrait éter leur sena nalurel aux parole* qui nous proraettaient l'Italie libre juscrn'à l'Adriatiquè.
Inutile de dire les espéranees que la guerre a éveiUées dans les cestirà des Vénètes, aussi bien que dans ceux des Lombarda; etdans les Vénètes d'autant plus, que lenrs droits, mérae selon la diplomane la plus vétilleuse, étaient plus sacrés: mais l'espéranee elle-méme réprituait leur élan; et le caractère donne à la guerre, qui devait ètre une guerre régulière et dynastique dans la forme, devait empé-cher tout oiouvemenl populaire.
U n'en était pourtant pas besoin, pour consta ter 'no tre volonlé, après. les-. Mts de 1848-49, après dix ans d'un état violènt quo le gouvernement étranger ne pouvait maintenir que par le déploinient d'une force écrasante. L'blstoire nous montre des nations bien plus aguerries que l'Italie, ne l'est depuis trois siècles et qui pourtant ont gémi et gémissent sous le joug, sans qu'on puisse les dire ni peu-retises ni heureuses, Tout ce que les Vénètes- pouvaient faire dans les limites d'une guerre qui excluait l'insurrection national, e'était de courir aux arraes sous le drapean du Piéiuont: et ilsrnt Éfe Le nombre des volontaires est plus fort qn'il ne parait, notaiunient si l'on compie les diffleullés qu'on devait surmonter pour éebapper a une patrie qui était devenue le sejour de l'exil: c'etait peu que de braver les dangers de la fiiite-: ce qui en coùlait davange, c'était de livrer des amis, un pére, une mère aux soupeons yèngenrs d'une COBI-plicite, bonorable et sajnfce;: cet. égard les quelques milliers de sol-data que la Vétiélie offre à l'armée italienne, sont les in-tevprtvfces de la volontè coimmune, les dépuléa armés représentants le pays> tout-entter, dans tona les orclres; :'de la Societé depuis rbumble viilageois jnequ'au ricne millionaire et au comte a la noblesse bistorique.
11 n'osi pas nécessaire de lire leurs noms au baa d'un doeumeut politique; ce qti'ils voulaient, ce qu'ils- vèulwnl, ils l'ont écrit avec leur sang.
Malgré les promesses et les conseils des prudente, les rues de Venissi le 14 j.uin ont éìf ensanglaulées-: les prìsons accueillirent des jeuttes gens, des vieillards et des l'emmes. Un general autriebien dans la ville raéme où il étalait Lout le luxe de la force et dont il devait se croi re le plus surf.écrivait son propre arrèt, effl* disant: Je Bi'aurai d'égard pour personne; jenepunis que Pacfce OU bien Ontenti on... je ne me He à nul d'entre mm . Ce n'est pas là simplement le senti meni peraonnel du generai tfrean; c!est un aveti de ce que l'Autriche pense touchant les IlaUenajVèst un avertissement de ce que les Itallens peuvent espéver àps AutricMena. Graignant toujours ceux-ci'seUendraienttou.jours arnlcóntreleur propre crainte; lenrs