Rassegna storica del Risorgimento

DIPLOMAZIA ; EMIGRAZIONE POLITICA
anno <1917>   pagina <470>
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470 Muffatilo Barbiere,
soupcons ne manqueraient de donner l'éveille aux soupcons des puìs-aances. Attacbés à l'Italie eomme à une prole, ils menaceraient non seulement une nation malheureuse, mais la paix de l'Europe.
Lea dépensgSf, nécessaire pour se tenir toujours sur leurs gardes, angmenteraient les misères du pays et leur propre misere: celle at-titude, qui ne ferait qu'aggraver leur faiblesse, les rendrail en ap-parence formidables aux autres étata, provoquerait tòt ou tard une ligue qui acheverait de les perdre. L'Italie, opprime, les tuerait
Ce n'est pas nous qui menacons, qui aimons à réver des désor-dres : mais dans la voix du faible qui seni la dignité de son droit, H'y a une puissance qui brise à la fin et les épées et les chaines.
Deux cents milles soJdats sont campés sur le sol de la Vénétie: la conduite du Gouvernement n'a point changó depuis laconciusion de la paix. Aux significations de la douleur des citoyens pour un dés-encbantement moni, signiQcations que le gouvernement le moìn paternel aurait pu trouver excusables, et que i'ennemi le moins fait au noble sentiment et à l'enivremcnt des belles vìctoires, aurait pu prendre comme l'assaisonnement d'un succès inespéré, les empio) és de l'Aulriobe, le 17 juillet, répondaient à Venise par des menaces d'une banalité sans à-propos, et d'une dureté sans entrailles.
Bncore un fait, qui eti vaut mille.
Les prisons < Jloseptistad t se sont refermées sur des laotes de la Vénétie, bommes paisibles, chMÉ ià la nation par leurs talenta et par leur caractère, qui ont été pris sans procès par sirople pi écaution cfe police, et en remarquant publiquement qu'ilan'avaient point ti'oublé l'ordre, maia que la poasìbttilé de le troubler rendait lem emprison-nement utile à eux-mémes et désirable à ceux qui les aiment. Ne devait-on paa attendre qu'après le paele de VillaJxanca ila seraient rendus a leurs familles épleurées? Gependant, ila sont encore là: il faut que la lenteur dea procédés diplomatiquea prevenne les mouve-mentade i'buraanilé et de la justice; et qu'il n'y ait paa méme l'apparence de la générosiié, et d'une diapoaition aux garantiea, qu'on a l'air de pro-meltre. Cette economie rigoureuse dana les semblants de la elémence n'est-elle paa un défi portéaux aympatbiesdu pays, axsympatMes de l'Europe ; un retour aux mceurs les moins cbevaleresques dana un temps qui so piqué de politesse, et où. les aetes de la courtoisiè la plus gé-néretise devraient prendre le tour de la bienséance la plus ordi-naire?
Quand infime on róduirait la domination Autrichienne sur la Vénétie aux termos les plus exigfles ; quand mème on 8e conlenterait d'y piacer un prince de la famille isole sur sou trame, sans soidais et sans employés de sa race, croit-on que cela pourrait satisiaireiìa. Véne-