Rassegna storica del Risorgimento

DIPLOMAZIA ; EMIGRAZIONE POLITICA
anno <1917>   pagina <471>
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QU emigrati veneti e la diplomazia 471
tie, l'Europe, l'Autriche eUe-mèmeLaÌ8seraiton volontier àun prince autrichien la garde dea Alpes? Si quelqu'un le supposait déjà dena­turò par son nouveau titre, et tout à fait italien de camr ; pourrait on prétendre que dans un moment de guerre, cette conflance ne a'ébranle jamaia ni du còte de la nation, ni dm cóle dea puisaance ? Et méme dans le tempa ordinaire, quels ne seraient les embarras d'un homme ayant l'air d'obéir à la volontó des gens qu'il serait appéléà commander, d'un boni me qui pour éehapperà cette pensée humiliante serait toujouratenté d'empiete? sur les pouvoirs dont il auraìt juré le respecl? Nul homme de cesar ne saurait penser sana un senti nient decommiaérationrespectueuae à un prince condamné à gouverner d'une manière toute autre là où ses ancétres, ou son frère ont gouverné de facon a renare inévitable une guerre meutrière, et des concessions, si long temps et si obstiné-ment refusées. Malheureux le prince réduitau triste sorta'étreplaint par ses propres aujets, qui, en tout autre cas, l'auraxent sincèrement honoré I
La force dea choses offre à l'Autriche une ocoaaion préciense de se relever et d'acquérir en puisaance morale, et, par suite, en force matérielle, bien plus qu'elle ne perdrait en doraaine.
Elle pourrait se dire : Aprèa Villafranca il n'y a ni vainquer, ni vaincu. L'honneur de8 armea est sauf; sauvons celui delafamille, et celui de la nation. Gar ici l'honneur de J'Allemagne tonte entière se troave engagé. Sur la terre d'Italie nous avena aasez laissé de cada-vrea : n'y faisons plus de victimea.
Que si l'Autriche se dissimulait a elle méme cea verttéa, le tempa les lui présenterait dans un jour eflrayant.
Les aouaaignés n'ont pas besoin d'affirmer que les vreux qu'ils énoncent ne sont pas dea VGBUX aolitaires. Les titrea, qu'il ojoutent à leura noma, démontrent qu*ita sont les interprétea d'un sentiment partagó par les intelligences et les cceurs qui font que le noni de nation ne soit pas un vain nom.
On vient de publier les documents diploinat.iqn.es où est exposée la pensee de Daniel Manin, non pas comme homme privò, mais contine chef du gouvernement de Veniae.
Denise avait une assemblée élue par lo suffrago universel, et qui lui avait donne pleina pouvoirs. À Venise residait un eomiié reprè­ssi! tant les vouloir dea province8 de la Mnétié; ies légions eompo-aéeà de Venétea, et qui prirent part dans les éleotions de l'assem­blée concourureat è renare la reaiatance honorable par l'ordreautant que par la fermeté
Àinsi cette voix, sortaot du tombeau, est la voix. de la nation elle rnémèei Manin, en aa vie, était regale far Murope comme