Rassegna storica del Risorgimento

SARDEGNA (REGNO DI)
anno <1942>   pagina <59>
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La. vertema franco-sarda per Tunisi (1843-1844) 59
E il Pollone, riferendone al La Margherita, commentava:
Les considcrations politiqucs qui pourraient suggércr l'acoomplissement d'une pareille mésure, ont écbappé entièremeut à Sa Seigneurie, aux yeux de la quelle les puissances de seconde ordre n'ont qu'une importance et un intéret trèa minimes. Lord Aberdeen ne peusait en ce moment qu'aux avantages qu'offriraient au commerce anglais des tarifs modiqucs dans tonte la Pcninsule. Les réductious operées dans le Nòtre, vous délivreront, jc pense, peu longtcmps, de toute résistance ultéricure de l'Angletcrre. relativement à la uégociation d'un traité.l)
Ma il ministro di S. M. Sabauda presso la Regina Vittoria aveva dovuto intuire tutto quello che l'Aberdeen non aveva detto e che rispondeva alla linea direttiva della sua politica estera. La natura di questo statista britannico, che lo stesso Pollone aveva ben compreso, *) non gli concedeva di manifestare apertamente il proprio pensiero; toccava al suo interlocutore d'intenderlo, di secondarlo sì, che si effettuasse ciò che egli erasi proposto, senza metterlo nella condi­zione di dichiararlo, prima che la natura degli eventi lo avesse reso possibile.
*) A. S. T., Lettere Ministri, Gran Bretagna, mazzo 115, il Pollone al La Mar- " gherita, il 10 novembre 1843.
2) Lord Aberdeen, suivant les impulsions naturelies de son caractère timide et par conséquence pacifique, maintient des rélations satisfaisantes et en apparence mème amicales avec les autres Puissances. La bonne harmonie peut ètre considerée conxme generale et solidement établie. Tout en attribuant en grande partie la politique de lord Aberdeen à des sentiments de timidité et de défiance de soi méme, il serait toutefois injuste de nepas reconnaìtre qu'elle est en ce moment la plus appropriée aux drconstances présentes et de lui réfuser le droit qu'on l'attribue à sa sagesse et à une très louabJe moderation. Avec ce Ministre ou n'a jamais à craindre une résolution soudaine prise ab-irato. Le danger à redouter de sa dispositìon est le periculum in mora, défaut, si c'en est un plus à craindre pour les intércts de son propre pays que pour ceuxdes autres. Plus ardent et bicnveillant dans les affaires, Ics Puissances sécon-daires n'ont à craindre de sa part aucun acte de violence ou de prépotence sembla-bles à ceux dont lord Palmerston s'est montré si prodigue envers elles, mais d'un antro coté ces mSmes Puissances secondaires n'ont aux yeux de lord Aberdeen aucune impor­tance, aucun droit d'avoir ou de faire de la politique. Tous leurs droits se résument dans son opinion à colui d'existcr. Il leur veut du bicn, mais il Ics regarde corame nulles et il ne voit en politique que les cinq principales Puissances qui se sont consti-tuées moderatrices generale* de tona les intércts européens. Lord Pabncrston, bomme dangereux, ou ne le sa tirai t nier, n'était pas, à cet égard de la méme école. Sa poli­tique était plus large, ses vues et scs combinaisons plus étendues et plus compreben-sives et admettait ou tre l'exiBtance materieUe, une existance politique pour les états de second ordre. Qnoiqac place panni ces dernières. le Royaumc de Sardaigne, par scs antecédents, sa reputa tion et sa posi tion, toute partieulièrc, n'a jamais partage leur nulli té politique et fait nécessoirement une bonorable excéption aux yeux menics de lord Aberdeen. (A. S. Tq.Lettere Ministri, Gran Bretagna, mazzo 115, il Pollone al La Margherita, 29 dicembre 1834). Cffc Guraor M., Mémoires, op. cit., voi. VI, pp. 170; pp. 200 aegg., passim.