Rassegna storica del Risorgimento

SARDEGNA (REGNO DI)
anno <1942>   pagina <172>
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1"2 Eugenio Passamonti
giuridici, atti a dimostrare il fondamento delle ragioni sostenute dal Governo sabaudo.
L'Article VI du Traité du 22 février 1832, concia par la Sardaigne avec le Bey de Tunis addi tiouelle meo t à celai du 17 avril 1816, porte que Ies Sujets Sardes pour-ront trafiquer libremcn t avec les Tunisiens en payant les droits établis, qu'ils pourront achete-r d'eux ou de leur vendre sans erapèchement tonte s marcbandises, dont l'expor-tation ou l'importation ne seraient point prohibées par une résolution Sonveraine, antérieure de deux mois à dater de la commuiiication aux Consuls, sans que le Gouver-nemenl Tunisienpuisseles accaparrer pour sonproprecoznpte on ea faire le monopole .
Contrairement anse dispositious bien précises de cet article, le onze septembre dernier le Bey de Tunis, noìi obstant une très abondaute récolte de céréales dane la Régence, én arrota sondainement l'exportation par une probibition immediate.
Àprès avoir inutilement tenté de faire révoqner cettc probibition subite, infraction manifeste aux dispositìons de l'article VI precite, ou d'obtenir des justes dédomma-gements en faveur des négociants sardes, spécialement or dona és a ce genie de com­merce et exclusivement frappés par cette mésure, le Consul de Sa Mayesté Sarde à Tunis protesta formellement contre son adoption et déclara qne ses re-lations avec le Bey étaient suspendues jusqu'au recu de nouvcaux ordres de son Gouvernement.
Oans cet état de choses S. M. Sarde expedia à Tunis une Fregate à vapeur de la Marine Royale dont le Coinmandant était ebargé d'agir de concert avec le Consul du Boi et l'appuyer dans les nouvcaux efforts anprès du Bey, pour obtenir l'éxécution dn Traité on la réparation que les justes dédommagements du préjudice, que son infraction occasionnait, lui donnaient le droit de réclamer.
Les instructions données a ces deux fonctionnaires étaient concues dans l'esprit et dans les termes les plus conciliants et les plus modérés. HWfcait à espérer que cette démarche aurait eu le résultat qu'on avait le droit d'en attendre, mais il en fut autrement.
Le Bey persista dans son refus de révoqner la probibition de la sorde des grains et ne voulut point adbérer non plus à la juste demande d'une indennité proportionnée au préjudice qne cette probibition avait cause. U se borna à offrir de délivrer dea Teschcres pour les grains, que les Sujets Sardes pouvaient avoir en magazin.
La quantité de Me, que les Sujets Sardes auraicnt pn exporter, étant innnement an dessous de celle qui leur était nécessaire pour faire face aux eugagements qu'ils avaient contraetés, et attendu surtout, que cette méme offre avait été réjetée une pre­mière fois par le Consul lorsqu'elle lui avait été faite sur ses premières réclamations contre la vioiation da Traité, il ne crnt pas pouvoir s'en contenter lorsque la dignité de son Gouvernement s'y trouvait plus directement engagée.
Dès que l'issue infractueuse de ces nouvelles démarches auprès dn Bey fut connue à Turio, le Boi expedia le 19 novembre le méme Bàtiment avec des instructions d'après Jesquelles le Consul était autorisé à accepter l'offre du Bey, pourvu que celui-ci y ajoatat la permtssìon d'exporter, outre les grains en magazin, une autre quantité de trois mille Emines de cette denrée. On aurait pu dinicilement mettre plus de modé-ration dans les dispositions da Gouvernement Sarde pour arrauger ce dififércnd. Le Consul da Boi était ebargé, en outre, de présonter cette proposition, cornine un acte d'égards et de condéscendance envers le Bey et de déclarer qu'une telle faeilité, accor-dée dans des vues de conciliation et pour cette fai seulementt ne devait nullemcnt tirer a conséquence ni portar à l'avenir la moindre atfceinte a l'éxécution des Traités.