Rassegna storica del Risorgimento

SARDEGNA (REGNO DI)
anno <1942>   pagina <201>
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La vertenza francosarda per Tunisi (1843-1844) 201
d'apporter préjudice à Nos interéts. Ce que je Vous die là, Je ne l'ai pas cncore preci-sement soumis a la discossion da Conseil des Ministres; mais Je sois sur que le Conseil et la Chambre et la Natio n entière seront, le cas échéant, tous de Mon a vis.
En répliquant bricvement à S. M. et en Lui disant que je m'empresserais de transmettre à ma Cour ce qu'Elle venait de me communiquer, je me suis permis d'ajouter que je La croyais fort mal informée sur piusieurs points. et notamment sur notre pzétendu recours à la médiation de la Porte, et sur la grandeur de nos arme* ments militaires et maritimes. Le Boi a persistè en disant qu'Il croyait tenir ses notions de bonnes sources, et que la déclaration de la Porte avait été provoquée par une note de M. Pareto au Divan: qu'au surplus H ne demanderait pas mieux que de Se tromper et qu'Il attendrait la réponse de Notre Cabinet au rapport que j'allais lui adresser de l'cntretien, qu*H venait d'avoir avec moi...
Brignole. A S. E. M. le C" Solar de la Marguerite.
N. 189.
Paris le 9 Mara 1844. Monsieur le Comte,
Je dois ajonter au rapport, que j'ai eu rhonneur de vous adresser hier, sur mon entretien avec le Roi Louis Philippe au sujet de nos contestations avec Tania* que S. M. m'a dit d'en avoir parie aussi le mème soir à l'Ambassadeur d1Angleterre (Lord Cowley était en effet dans le salon de la Reine au moment de mon arrivée) et qu'Elle ne doutait pas que le Gouvernement britanni que n'approuvat pleinement sa pen­sée et ne fut dispose, au besoin, à concourir avec le Sien soit pour Nous conseiller de nous abstenir de tonte hostilité contre le Bey, soit pour déterminer celui-ci à réparer, d'une manière à la fois juste et satisfaisante pour notre Cour, l'infraction et le dommage dont Nous a vous à Nous plaindre. Qu'à la vérité II ne savait pas, au juste. quel était l'objet de nos griefs: qu'Il est hien porte à croire que la raison est de notre coté, malgré les protestations contraires et énergiques du Bey; mais qu'enfin on Lui a assuré qu'il ne s'agit, au fond, que de quelques cargaisons de grains man-quées et d'un préjudice peri considérable apporté à notre commerce, et que ni l'An-gleterre, ni la France ne pourraient voir d'un oeil indifTérent allumer pour de si perita intérèts une guerre qui, quoique restreinte d'abord entre deux Nations, ne pourrait manquer, dès l'instant où la Porte s*en ruélerait, de s'étendre à deux autres Etats plus puissants; et qu'une fois certe rupture éclatée, il est enrayant de songer aux conséquences terribles qui pourraient en dériver. J'ai répondu, en faisant sentir au Roi que sur ce point aussi je Le croyais dans l'erreur, qu'il était question, il est vrai, d'un préjudice apporté par le Bey de Tunis au commerce Sarde: que ce préjudice n'était sana doute pas aussi mince qu'on l'avait fait croire au Gouvernement fran­cai: mais que, quelle qu'en fùt la gravite, ce préjudice resultai! d'une violation de Traile, dont le Bey s'est rendu conpable envers Notre Roi: que, dès lors, S. M. a été ohligée, non senlcment dans l'intérét de Ses sujets lesés, mais aussi dans celai de la dignité de Sa couronne compromise, d'en demander satisfaction; que certe domande avait été, de Sa part, on ne peut plus modérée, pulsane en exigeant du Bey un acte ostensible de reconnaissance de son tort, Elle ne lui imposait, sous le rapport pécu-niare, qu'un sacrifice très minime. Que le Bey s'y étant encore refusé, S. M. saos ecs-ser de désirer que l'affaire puisse se terminer sass eiTusion de sang, a du cependant aviser aussi à d'autres moyens, pour faire reapccter Sa dignité, et que nul Monarque ne pourrait, ce me semble, L'en blamer sana faire tort implicitement à sa propre Souveraineté. méconnaitre, è la fois, les droits et les devoirs qui y sont inhérenB...
À S. E. M. le C* Solar de la Marguerite. Brignole,
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