Rassegna storica del Risorgimento

1848 ; DUE SICILIE (REGNO DELLE)
anno <1942>   pagina <349>
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Il Governo napoletano nei primi due mesi del 1848 349
Pour rnoi je dois vous avoucr quc j'ai lu avec horreur cotte adresse nu peuple. La personne qui Fa rédigée ignorait peut-étre tout le mal que son écrit peut produire; et qaand on pcnsc à la surcxcitation, que de telles phrases peuvent causer panni le bas peuple de Naplcs, on frémit sur ses conséquences.
Je voudrais bien vous tracer le tableau cxact de la position du pays, mais en relisant mes rapports antecédents, j'ose me flattcr de vous avoir tont exposé et de vous avoir fait connaitre combien on est ici sérieusement affligé de la marche dea aflaires.
La Province, qui tire entièrement sa vie du commerce continue! avec la Capitale se ressent grandement de Fincertitudc actuelle. Les grands négociants de la donane ont peine à s'en tirer, et sur les fortes commissions, que le com­merce etranger entretient avec Naplcs, pas un tiers n'a été expédié en rapport des années ordinaires.
C'est pourquoi le grand nombre de jeunes gens employés dans le commerce a co mm enee à parler poli ti que, et si une nou velie démonstration venait à se vérifier, nul donte qu'ils se joindraient aux perturbateurs.
La marche du gonvernement est toujours la mème; par tout où il y a réunion, on voit un grand apparat mflitaire. Le théàtre St. Charles, quoique sana spectateurs à cause de l'inferiori té des opéras, est rempU d'agents subalternes de la police.
L'on dit maintenant que le 12 du courant le Roi à l'occasion de sa fète pubbera quelques dispositions favorables aux désirs du public, et que, s'il ne le fera pas, il y aura une grande démonstration.
Pour moi, j'ose affirmer qu'il n'y aura rien ni d'un coté ni de l'autre. Le Roi est plus ferme que jaraais dans son système; le peuple n'est peutètre pas encore mar; et la plnpart craignent toujours le gonvernement, qui au fond est assez fort pour resister avec un bon succès.
Il faut ajouter que jamais le Roi n'a été plus content de la marche qu'il suit comme depuis les mouvements Autrichiens. Et tout cela est si simplel Le seul diplo­mate Autrichien par l'entremise que vous connaisscz, soufflé ses conseils et ses doctri-nes. Le reste da corps diplomatique se contente de suivre les faits, ne ponvant d'une manière quelconque parler positivement. Vous n'ignorez pas le louable zèlc du Nonce, et ses démarches auprès de Monseigneur Code, et vous avez été vous mème le témoin de l'issue de l'entretien, qu'il a eu avec le confesseur du Roi.
Ausai l'on comprend facilement que les moindres mouvements, la plus petite chose qui se passe à Rome, à Florence ou chez nous acquièrent quelque fois ici un caraetcre de la plus haute gravite.
Deux frégates anglaises, Fune à vapeur et l'autre à voiles, entrèrent les deux en rade de Naplcs (Fune à ce quc Fon dit doit en repartir aujourd'hui), Tout de suite on craignait que Fescadre entière ne vint ici, et vous pouvez facilement iniaginer quelle a été Fimpression, que Fon a Tessenti e,
Maintenant on se demando quelle sera l'issue de Fétat actucl demando difficile a recevoir une solution, satisfaisante. Mais j*oserais dire que si le Roi Ferdinand peut sortir heureusement de cette crise, nous aurons une preuve de plus da bonheur, qui Fa toujours accompagné pendant son regna. Si le pays en deca du phare est si troublé par le parti da mouvement, d'après ce qui m'en revient, on doit jnger la Sicile bien plus gangrénée encore. Là la revolution est tonte faite; elle n'a ttcnd quc la circonstance de se montrer: a Messine et a Palermo on parie avec tonte la lìberté, on imprime tout ce qu'on veut, et les villes sont continuellement placardées d'écrits fléditictìx.