Rassegna storica del Risorgimento
1848 ; DUE SICILIE (REGNO DELLE)
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1942
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354
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354 Romolo Quaxza
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U Marchese di Balestrino al conte di San Marsano.
Naples, le 19 janvier 1848.
En recevant ce rapport, Monsieur le Comte, je ne doute pas que vons ne ressen-tiez le mètne étonneinent, que j'éprouve moi-mème. qui ai l'honneur de vons l'adresser.
Depuis vingt-quatre heures la marche politique de ce cabinet vient de subir une étonnante modiucation, et le Roi Ferdinand paraìt s'ètre mia sur la voie des concessions et des réformes. Ce qui était un réve hier matin est devenu une réalité le aoir, et des mésures, qui auraient dù èrre adoptées il y a plusienrs mois, ont enfin été approuvées et sanctionnées par Sa Majesté dans la soirée du 18 du courant. Main-tenant on a' attendu trop tard et la main peut-étre a été forcée à l'autorité par la terriblc levée de boncliers de Palerme, qui a trouvé un écho vif et sympathique sur les còtes de Reggio et dans la Province de Salerno, où l'on est arme, an moment que j'écris, mais qu'on espère voir reprendre ses babitudes de tranquilli té et d'ordre, aussitdt que les intentions du Roi y seront connues.
Personne an monde n'aurait pu prévoir le ebangement, qui vient de s'opérer dans la politique du cabinet napolitani.
C'est un phénomène, que l'bistoire enregistréra, et dont je m'empresse de vons renare compte, connaissant parfaitement le haut intérét, que cette questura peut avoir pour nous.
Maintenant il faut souhaiter qu'en passant d'un système à l'autre, on ne marche pas trop en avant, que l'on sache s'arréter à temps, et qu'à Palerme, où la nouvellc des concessions doit arriver ce soir (19 janvier), on réussisse à se contenter et l'on n*y brusque pas trop la question.
Voilà à peu près comme les choses se sont passées et les circonstances qui viennent d*accélerer cette heureuse solution.
Ainsi que j'avais l'honneur de vous le mander par mon rapport n. 347 [18 gennaio] S. A. R. le Comte d'Aquila avait présente au Roi plusieurs demandes avaneées par le Prince Scordia, agent du gouvernement provisoire, et en mème temps le Prince Royal fit le plus grave tableau de l'état de la Sicile, assurant son Auguste Frère que pour prendre Palerme il fallait le bombarder et détruire tonte la ville. Il aj onta qu'à son départ les hoBi.iiir.es avaient été suspendues et que l'on attendait le résultat de sa mission.
On assure que le Roi l'ut touché de ce xécit et qu'ensuite il réunit chea la Rcinc une espèce de Conseil de famille, compose de ses frères et soeurs et du Prince de Salerno. Tonte la Famille Royale parla avee beaucoup de chalcur et insista sur la necessitò de fairc des concessions. On ajoute que c'est principalement S. M. la Reine Mère et le Prince de Salerne qui ont cherché a ébranlcr lo volonté et l'esprit du Sonverain, et après bien des discussions il parati que le Roi nurait répondu: je contenterai tout le monde.
Hier matin cnsuite il rcsscmbla Io Congeli d'État (moins le Prince Trabia, qui est raalade) el la on discuta depuis 9 heures du matin jusqu'a huit hourcs du soir. Ce rui a été dit d'un coté et de l'autre, on l'ignore, mais on sàit posidvement quo la séance a été très chaude.