Rassegna storica del Risorgimento
1848 ; DUE SICILIE (REGNO DELLE)
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1942
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355
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J7 Govèrno napoletano nei primi due mesi (hi 1848 355
L'opinion publiquc désigne d'ime manière speciale le Commandcur Spinelli et le Prince de Comitini, comme les dcux, qui ont en pina spécialement Ica honneurs de la séance; du reste leur avis était appuyé par les autrcs mcuibres da Conseil et le Roi a fini par signor les decreta qne je m'cmpresse de voua transmettre cijoint.
Ces ordonnances, on les a publiécs hier soir méme à onze hcures. Ce matin il y avait de nouveau séance du Conseil d'Élat, et Fon assurc qu'avant minuit d'aujourd'bui nous aurons de nouvelles concessions faites par le Boi, et les plus ixnportantes peut ètre, c*està-dixe amnistie politiquc et une loi sur la presse, que l'on dit, à peu près, calquée sur la nótre.
Si ces ordonnances me parviennent assez à temps, je ni'cmpresserai de les joindre à ce rapport.
Il m'est impossible de vous parler aujourd'bui de l'imprcssion produitc à Naples par ces différcntes ordonnances, car leur publication est trop recente pour que l'on puisse en juger dans si peu de temps. En les parcourant, Monsieur le Comte, vous reconnaitrez, que la première ordonnance est l'reuvre du Marquis Pietracatella, et e est le prò jet, qu'il avait dans le temps présente au Roi.J
Celles qui regardent la Sicile appartiennent plutòt à la collaboration dea ministres aiciliens Comitini et Campofranco, et comme dans l'une on cite la loi du 11X1"* 1816, je me faia un devoir de vous transmettre cijoint copie de son artìcle le plus intéressant.
A peine ces reformes ont été aignées du Boi, on les a tout de suite expédiées à Palernie par le paquebot le Stromboli; nous attendons avec impatience demain pour connaitre ai les Siciliens voudront s'en contenter; après les efforts inouis de bravoure et de courage qu'ils ont fait, après le sang qu'ils ont verse pour obtenir leur Parlement, ils trouveront peutètre que cela est peu de choses.
H faut espérer que le Gouvernement saura concilier tous Ics intérèts et que l'on t rouvera quelques moyens de terminer cette pénible position, qui depuia si long temps pése sor tout le Royaume.
Au commencement de ce rapport j'ai parie des mouvements, qui ont lieti à Salente; à ce propos je dois ajouter qu'aujourd'hui on a expédié des troupes dans cette Province; mais bien plus que dans la force nous espérons que tout rentrera dans l'ordre surtout ai les deux concessions susenoneées vont paraitre effectivement et bientòt.
Je ne suis pas encore en méaure non plus de pouvoir vous écrire l'effet qne ce changement de politiquc a produit cltcs quelques membres du Corps diplomatique; mais ceux que j'ai vus, quel que aoit le principe qu'ils professent, regrettent de voir le gouvernement qui cède à la ré voi te armée et en craignent les conséquences.
Il faut cependant espérer que maintenant que le Roi a commencé à discuter avec les Ministres, il n'abandonnera pina cette voie et trouvera dans leur bonne foi et leur expérience le moyen de rédresser la malheureuse et deplorarne origine de ces nouvelles ordonnances.
Je dois Pobligeance du Comte de Montcssui, chargé d'aflaircs de Francc, de vous transmettre ce rapport, qui est envoyé à Turin par un courrier, que l'on expédic a Paris. Je recois au moment de fermcr ma dépcelie la loi sur la presse; elle n'est pas senlement calquée sur la nòtre, mais il me semole qu'on Pa copiéepresque mot à mot.
J*avaia envoyé chea un Consultore di Stato Pexcmplaixe de la Gazzetta piémon-taisc qui la contieni et peut-ètre s'y est-il largement inspirò. Je joins également icì des lettre que je recois de Messine et que, fante de temps, j'envoie telles qu'eues me parviennent.