Rassegna storica del Risorgimento

1848 ; DUE SICILIE (REGNO DELLE)
anno <1942>   pagina <357>
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Il Governo napoletano nei primi due mesi del 1848 357
Qualunque sieno gli avvenimenti ai quali potranno dar luogo i fatti di Sicilia, e malgrado la grande compressione che i medesimi producono negli spiriti di queste popolazioni, io non credo che per ora siavi a temere che negli Stati della Santa Sede e sopratutto in Roma, si possano chiedere concessioni tali da creare nuovi e gravi imba­razzi al Sovrano; e se l'amore e la devozione che gli si porta non viene a scemare, ciò che non mi è dato il credere, opino riuscire vani gli sforzi di quei pochi che potrebbero desiderare innovazioni incomparabili coll'attuale costituzione dello Stato Pontificio*
Profitto di un'occasione sicura per trasmettere questo mio dispaccio al sig. Diret­tore delle Poste, e nel trasmetterle una lettera per Suor Maria Cherubina ho l'onore...
VI.
H marchese di Balestrino al conte di San Martano.
Naples, le 28 janvier 1848.
Je ne saurai mieux rendre compte de ce qui a eu lieu ici dans la journée d'hier qu'en vous transmettant cijoint, Monsienr le Gomte, copie d'un rapport très exaet de tout ce qui s'est passe dans cette ville. Je dois seulement faire observer que l'effet produit par le pavillon rouge qu'on arbora sur les forts et sur le palais du Boi a été efirayant, et tous les habitants de la Capitale ont été péniblement émus par cette espèce de déclaration de guerre, dont on aurait pu se passer.
Malgré les nombr euses troupes qui se sont déployées aux alentours du palaia, la fonie a continue sa promenade et les cris de Vive la Constitution ont été si vifs et si répétés que l'ou voit les progrès immenses, que les agitateurs ont fait ces jours dcrniers.
Tontes les concessions faites ne purent suffire à calmer les esprits; on veut une Constitution et l'on dit de vouloir tout braver pour l'obtenir.
Lea Ministres rassemblés en conseil ont siégé depuis une heure de l'après-diner d'hier jusqu'à 5 h. du matin; on prétend que la discussion a été prolongée par une note collective de l'Autriche, de la Prusse et de la Russie, par laquelle ces trois puis-sances s'opposent à la Constitution.
Sur ces entrefaites le Ministère en masse s'est démis, et aujourd*hui à sept heures du matin, ceux qui doivent les remplacer (dont les noms sont applaudis par le public) ont été appelés à la Cour.
A l'heure qu'il est ila préparent un programme et ils assurent de ne vouloir accepter sana la promesse du Roi de donner une Constitution, cai on vient de se convaincre que sans cela il est impossiblc de calmer le pays.
TJn bateau à vapeur arrivé hier soir de Palcrme a porte la nouvelle que le Palais Boyal avait capitulé. Le General Vini est verni à Naples, et le Due de Majo s'est renai au General De Sauget. Maintcnant il paralt que le gouvernement va retirer les troupes de Palcrme pour l'abandonner. Cet acte importerait l'abandon presque complet de la Sieile, et il faut espérer qu'avant de prendre cette détermination le Roi verrà s'il ne convieat pas mieux accordar le Parlement que de pexdse la Sieile; surtout s'il est vrai, cornine on le dit, que le Comitat directeur a expédié un bateau à vapeur a Londre pour se mettre sous le protectorat de l'Angletorre.
Ce matin pour prevanir une iou velie démonstration quelconque toutes les troupes depuis 10 heures sont placées sur differente points de la ville.
Vous comprenez parfaitement l'état, dans lequel on se trouve ici pour pardonner ù la hàte avec laquelle je vous adresse ce rapport