Rassegna storica del Risorgimento

1848 ; DUE SICILIE (REGNO DELLE)
anno <1942>   pagina <358>
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Romolo Quazxa
mi.
Il marchese di Balestrino al conte di San Marza no.
Naples, le 29 janvier 1848.
Le nouveau ministère, créé hier matin, quit ainsi que j'avais l'honneur de le mander par mon dernìer rapport du 28 n. 354, s'était déelaré de ne vouloir accepter sans la promesse du Roi de donner une Coustitution, a travaillé tonte la soirée avec Sa Majesté.
Ce matin vera huit heures on a placardé partout la loì, dont je me fais un devoir, monsieux le Comte, de vous transmettre cijoint copie.
On a accueilli cette publication avec un immense enthousiasme; immédiatement tonte la ville a été remplie de cocardes aux trois couleurs et partout on a crié Vive le Roi, Vive la Gonstitution. Les dames se promènent en volture avec la cocarde italienne, et on retrouve les trois couleurs vert, blanc et rouge dans tona les coins de la ville.
La chose est tellemcnt intéressante pour nous qn'une estafette part pour Rome, et jé prie le marquis Pareto de vous faire parvenir ce rapport par la voie, qu'il jugera la plus expéditive.
Les affaires lei nfont pas marche, mais elles ont precipite; ce n*est que depuis quatre jours que le mot Coustitution a été prononcé, et ce qui n'était qu'un songe il y a huit jours est devenu une réalité.
Nul doute que la malheureuse issue pour le gouvernement des affaires de la Sicilei a contribué immensement à encourager les uns et à faire plier les autres.
Maintenant e'est à la sagesse des gouvernements italiens à se préserver de l'écho fort et rétentissant, que la Coustitution Napolitaine ne manquera pas d'avoir dans la péniusule italienne. On ne pouvait pas prévoir que telle serait l'issue et le dénoue-ment de ce dràme, dont la durée a été si courte et qui se présentait d'une manière si eflroyable.
Si Naples avait publié et sauctionné des reformes au premier de l'an sans attendre d?y étre force par les événements, on n'aurait pas songé à la Coustitution.
Il paraìt cependant que c'était le seul moyen de sauver le pays de la guerre civile* car malgré les ohservations des Puissances du Nord, on a cru devoir accèder au voeu general.
Sa Majesté vient de parcourir la rue de Toledo, a cheval, et elle y est accueillie par une fòule immense aux nulle cris de Vive le Roi.
VHL
Il marchese di Balestrino al conte di San Marzano.
Naples, le 30 janvier 1848,
Hier ù trois heures j*ai expédié une estafette a Rome avec mon précédenti rapport n. 355 [29 gennaio] et le decret* par lequel S. M. le Roi de Naples octroyait une Coustitution a ses sttjets.
Je né doute pas qn*à Theure qu'il est, vous n'ayez xecu cette expédiLion, Monsieur le Comte, qui complète le révirement politique du Cabinet de Naples,