Rassegna storica del Risorgimento

1848 ; DUE SICILIE (REGNO DELLE)
anno <1942>   pagina <359>
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Il Governo napoletano nei primi due mesi del 1848 359
L étonnanle rapidité. avec laqueLle tarit de faits d"un flussi grave intérét se sont passés, se doit sans doute à l'échec éprouvé par les troupes napolitaines à Palerrae. Echec, qui a donne une hardiesse ex tra ordina ire aux liberarne de la Capitale, et qui de 1 autre coté a grandement affaibli la force du gouvernement. Les affaires ont cu une marche si extraordinaire que le Nonce luimeni e n'a pas eu le temps de se procurcr dea instructions éventuelles à cet égard.
Il n'y a qu'un mois, le 14 décembre, ou demaudait seulement des réformes et des concessions semblablcs à cclles des autres gouvernements italiens, et le mot Constitu-tion n'a été prononcé qu'après avoir vu la marche victorieuse des insurgés de Palerme.
En Sicilc méme le Roi aurait pu épargner la catastrophe sanglante dont elle a été théàtre, pnbliant pour la nouvelle année ces mèmes concessions, qu'il a signées le 18 janvier, hélasl deux semaines seulement trop tard.
Et il faut bien que l'on ait VU qu'il n'y avait pas d'autres voies d'en sortir, car si les Puissanccs du Nord n'avaient pas protesté formellement, elles avaient du moins adressé au gouvernement des observations sur l'inconvénient de donner une Constitu­tion, et malgré cela on a cru devoir l'accorder.
Ces actes malheureusement n'apportent pas encore la fin des embarras du gou­vernement. Les Siciliens voudrontils se contenter de faire part des Chambres établies ici et s'identifier avec les Napolitains? On ne le croit pas L'on pense qu'ils n'abandon-neront les armes que le jour où ils verront le Parlement installé à Palerme.
Telle est du moins l'opinion generale, opinion à laquelle on tient d'autant plus que le bruit court aujourd'hui en ville que le fort de Castellamare de Palerme, qui avait tenu bon jusqu'à présent, a été emporté d'assaut par 2/m. Siciliens, qui dans l'action ont perdu 800 hommes et massacrò presque tous les soldats, qui le defendaient. Il faut aussi se rappeler qu'une adresse est paride pour l'Angleterre pour demander le Protectorat de la Reine Victoria; et ces deux circostances réunies peuvent facilement persuader que le gouvernement napolitani, voyant les répugnances des Siciliens d'accepter la Constitution telle qu'on la leur offre, s'empressera d'accèder à leurs prétensions pour trancher la question et pour évitcr des riégociations avec Londres, qui, témoin l'affaire des soufres, ont toujours horriblement coùté au Cabinet de Naples.
Les personnes modérées sont grandement affectées, voyant que la marche adoptée par ce gouvernement depuis bien longtemps, est une guerre sourde et continuelle à tous les gouvernements de la Péninsule, guerre qui vient de se terminer par une foudre lancée toutà-coup et inopinément à travers 1* Italie. On voit les embarras, qui vont surgir dans tous les pays, et l'on est surtout en peine pour Pellet que ces nouvelles produiront à Rome.
Le resultai électrique de la Constitution de Naples troublera tous les hommes dvoxdre, qui des aujourd'hui ne peuvent que déplorer que ce gouvernement se soit laissé reduire à cette extrémité !
IX
II marchese di Balestrino al eonte di San Marrano*
Naples, le 31 janvier 1848.
Je m'emprcsse de vous transitici tre ci-joint, Monsieur le Comte, le journal de Naples, dans lequcl il y a la dcHcription de la promenadc à chevai falle par le Roi, le jour de la publication de la Constitution.