Rassegna storica del Risorgimento
1848 ; DUE SICILIE (REGNO DELLE)
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1942
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Il Governo napoletano nei primi dite mesi del 1848 361
pays. Mais par une deploratile fatalité on a laissfi Ics événements se presser les una sax les autres et force fot au gouvcrneinent de tont faire dans un jour pour éviter la guerre civile dans le centro méme du Royaume. De plus les insurgés de Palerrac emportant tona les jours quclque avantagc sur les troupes du Boi, donnèrent mi tei élau au parti liberal de Naples, que le mot Constitution 6tant une fois prononcé, 00 cn fit ime con-dition sine qua non, et nous avons vu un ebangement complet de politìqne se vérifier dans l'espace de quarantcbuit heures en face d'un attroupement, qui mena.cait de renouvelcr les scènes de Palennc dans les rues de Naples, fort de la syrapathie d'une population entière, qui débordait de tous les cótés, et enbardi par les triorapbes du parti au delà da Pbare.
Le jour 27 janvier le gouvernement ne inanqua pas de tirer le canon d'ularme, de hisser sur les forts le paviUon rouge, mais la foule fut plutòt irritée qu'épouvantée de tont cet apparat mib'taire, et elle se tenait immobile devant les artillerics et la cavalcrie. Cependant l'ancien Cabinet, qui siégeait avec le Roi, se débattait et agitait tont espèce de question, la séance durait dix-sept heures, au bout dcsquelles les Ministres remettaient leurs portefeuilles et donnaient lenrs démissions. Force fut au Boi de choi-sir un nouvean Conseil, et ce fut chez le parti modéré qu'il dut ebereber ses ministres. Vous les connaissez, Monsieur le Corate, il est inutile que je vous en parie; mais tous d'accord reconnurent que de simples conecssions ne pouvaient plus suffire, et ila insistèrent sur la nécéssité de traneber la question et de pnblier le décret da 29 avec la promesse d'une Constitution.
On mit de coté l'intérèt general de V Italie, on signa la loi, et l'on préféra jeter I'embarraa au milieu des autres gouvernements, à la guerre civile qui déjà sillonait la province, qui menacait de lever les boucliers à la porte méme da Palaia et qui marebait triomphalement à Palerrae.
Plusieurs membres du Corps diplomatique et des personnes bautement placées apprécient la gravite de la mésure, que ce gouvernement vient d'adopter, mais s'inter-rogeant sur l'opportunité de cette loi répondent que la question de donner ou de ne pas donner une Constitution renfermant presque la vitabté du Gouvernement, on a sagement fait d'adopter ce système.
Quant au Ministre del Carretto, maintenant qu'il est éloigné, on ne manque pas de répandre mille voix sur son compte et sur une espèce de contrerévohrtion, que l'on prétend qu'il avait organisée d'accord avec Monseigneur Code. Ces bruita cependant sont trop vagues pour pouvoir s'y arréter et quels que soient les torts qu'il puisse avoir en face du gouvernement, on ne doit pas croire à 1 existance d un complot sana de preuves plus positive.
La presse politique napoli taine a déjù commencé ses pubbeations et je m'empresse de vous trasmettre cijoint le 1** numero da Riscatto. Je joins également ici deux n* du journal officici, qui contient une amnistie generale pour les délits politiques et quelqucs autres articles intéressants.
XI.
Domenico Pareto al San Martano. Réservéc. Rome, le 3 février 1848.
Une dépèche écrite à Lord Palmerston par le Cbargé d'affaire d'Angleterrc et communiquée par ce demier a Lord Minto, mande quo les Ministres d'Autriche, de