Rassegna storica del Risorgimento

1848 ; DUE SICILIE (REGNO DELLE)
anno <1942>   pagina <362>
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362 Romolo Quazza
Prussc et de Russie ont adrcssé au Ministre dea AlTaires Etrangères de Sa Majcsté Sicilienne une note collective contenant une protestation contee la promulgation de la Constitution, en se fondant sur le traile secret concln en octobre 1846 entre ccs troia Cours et celle de Naples, et pax lequel cettc dernière s'obligeait non seulemcnt à ne jainais donner un Gouvernement représentatif à ses peuples, mais aussi à employer ses forces pour empécher qu'une pareillc forme de gouvernement fut filabile dans Ics autres États de l'Italie.
En réponse à cotte note* on a transmis aux susdits représentants les rapporti des chefs de la force armée, qui tous unanimément annongaient l'impossibili té de pouvoir faire au besoin une résistance quelconque, ce qui démontre évidemment que s'il y a en infractiou d'un traité, cela est dù uniquement aux circonstances impérieuses, dans lesquelles s'est trouvé le Gouvernement et degagé par conséquent celui-ci de tonte responsabilité à cet égard.
Bien que j'ai lieu de croire que le Chargé d'affaires du Roi à Naples aura déjà été probablement à méme d'inforiner Votre Excellence d'un fait aussi important, je crois cependant devoir le Lui référer tei qu'il m'a été communiqué par Lord Minto.
Le départ de Sa Seigneurie pour Naples a principalement pour but d empécher que les Puissances et surtout la France n'interviennent dans la question Sicilienne. Le langage que ce Ministre Anglais a tenu bier au SaintPére a été frane et tout à fait esplicite. Il lui a dit que l'intérèt des Puissances italiennes et surtout dn Gouver­nement Pontificai exige absolument une prompte interposition de leur part, afin de ne pas laisser aux Puissances le temps de s'entendre entre elles et profiter de la rési­stance des Siciliens pour intervenir, que si une pareille interposition n'avait pas lieu* l'Angleterre se verrait dans le cas de prendre sous sa protection la Sicile et d'agir en conséquence. Ce langage a produit une certame impression sur le Saint-:Pére, et tout en se montrant assez dispose à agir dans le sens indiqué par Lord Minto, il répondit de manière à laisser entrevoir qu'une pareille détermination ne pouvait ètre prise par bai qu'après y avoir mùrement réfléchi, ce qui s'explique en partie par le peu de confiance qu'il a dans la politique anglaise.
Je pronte d'une occasion sure pour transmettre cotte dépéche au Conseil du Roi à Civitavecchia, en le priant de la faire paxvenir à Votre Excellence par le bateau à vapeur, qui partirà demain.
xn.
Il marchese di Balestrino al conte di San Marnano,
Naples, le 6 février 1848.
Le décret dn 29 janvier comptant aujonrd'bui plusieurs jours de date, il est important de considérer l'cffet qu'il a produit chez les duTérentes classes de personnes dans la ville de Naples.
Avant tout il est bien évident qu*à part un très petit nombre, sa publica-tion n*a pas été applaudie par la noblesse. Vous, Monsieur le Comte, qui avez si longtemps demenré dans ce paya et qui connaissez la médiocrité assez generale de cette noblesse, vous comprendrez facilement la répugnance que l'on a de voir aujonrd'bui la publi-cité succèder au gouvernement précédent. Les Seigneurs napolitaina sentent tonte la portée de la nonvelle loi et plusieurs d'entro eux considèront l'ouverture des Cham-bres comme le terme de leur carrière. Qui sait combien d'entre eux s'abritant a l'ombre