Rassegna storica del Risorgimento
1848 ; DUE SICILIE (REGNO DELLE)
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1942
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Il Governo napoletano nei primi due mesi del 1848 363
de la toute-puissancc d'un gouverncment tenebrarne, songeaient à pousser leur avenir jusqu aux e.mplois les plus élevés, et voient tout à coup déeboir leur espérances et perdre le fruit de leurs calculs Ics plus caresséa !
Ce scntimcnt ils ne le cachent pas assez, et il est inème étonnant de voir tant de personnes, qui jamais n'avaieut osé se prononcer, dire hautement que l'actuel ordre de choses ne pourra pas ducer et que le Roi a mal fait de signer le décret du 29 janvier.
Panni les individua sus-énoncés il faut également ranger le clergé, qui jusqu'à présent a leve la voix contre tonte espèce de concessions ou de réformes. On a de la peine à comprendre cette vérité, surtout quand on voit que partout ailleurs le clergé s'est montré partisan chaleureux des nouvelles doctrines, mais on s'explique ce fait quand l'ou sait que le clergé napolitain est entièrement sona l'influence d'une coterie, qui répand ses principes et ses doctrines dans un journal bien connu à Naples, dont le titre est: Scienza e Fede. La jeune aristocratie, la classe moyenne et les avocata surtout, voilà les classes, qui se sont véritablement réjouies pour la Constitution, voilà les classes, qui espèrent améliorer leur sort et qui ont cmbrassé aver un véritable entbousiasme la nouvelle legislatura.
EUes pensent maintenant voir s'ouvrir devant elles tonte espèce de brillant avenir, et leurs songes dorés vont pour la plus part ètre couronnés par la plus grande désillnsion.
Quant au peuple de Naples, soit intrigue d'un parti qnelconque soit une idée dominante, il est tellement monte contre ce que le Roi a fait, qu'il a faliu tonte l'acti-vité de la Garde Nationale pour le contenir.
Quoique chez les Lazzaroni l'idée première fùt voi et pillage, cependant ils ont crié quelque part A bas la Constitution à tei point que le Roi fut obligé d'envoyer engager le Cardinal Arcbevéque de Naples pour prevenir les curés de la Capitale de prècher ce que c'est qu'une Constitution, qu'il n'y a rien contre la religion et que le Roi, en octroyant une ebarte, l'avait fait de sa simple et libre volonté.
Permettezmoi maintenant, Monsieur le Comte, de passer ontre et de considérer la manière, dont le gouvernement continue sa marche dans cette nouvelle voie consti-tutionnelle et d'étudier en mème temps quelle est la conduite du parti Uberai.
La nomination de Monsieur Bozzelli à Ministre de l'Intérieur est en clle-méme de la plus haute signification. Cet homme doué d'une vaste érudition, de beaucoup de talent, d'une grande lucidité et d'un caractère bonorable, a toujours été partisan prononcé des idées libéralcs. Ces derniers temps c'étaìt un des ebefs d'un comitat. dirigeant, qui organisait avec les Poerio, Ayala et compagnie toutes les démonstrations et tous les mouvementa de Naples et des Provinces en rapport avec tous les libéraux italiens de Franco, de Rome et de Livourne, c'était le centre du parti. Exilé d'abord, prisonnicr en '45, hautement suspect il y a quinze jours, le voilà maintenant Ministre de 1* Intérieur et, qui plus est, par ses talents et son éloquence, il est par le fait le conducteur de la politique du cabinet napolitain.
Profondément convaincu de ses principes, il voit qu'avec Ics anciens intendants il peut difficilement ianestcr partout le principe constitutìonnel et bien avant hier au soir il a propose au Roi de ntettru en disponibilité pluneurs chci's de Provinces; le Roi approuva; et nous voyons Ics noms des nouveaux intendants, dont plusieurs faisaicnt partie du parti très prononcé, c'est-à-dire, Monsieur d'Ayaln, nommé inten-dant à l'Aquila. Monsieur Belelli a Salente, Saliceti à Avellino, Imbriani a Cosenza. Mais la nomination la plus extraordinaire est celle de M. le Baron Charles Poerio à directeur de la Police.