Rassegna storica del Risorgimento

PROMIS CARLO ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA ; GUERRA 1848-1849
anno <1942>   pagina <414>
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414 Giuseppe De Marchi
Le Prince de Lucques, qui pendant quelques années avait étéà noi re service, que favai* reeu et traiti chez moi, camme s'U eut été un de mesfils: ayant compris la sifàcheuse patir tìon dans la quelle s'était place son pére, et qu'il avait encore envénimi par son dernier et si récent voyage a Vienne, crut de pouvoir /aire un ade politique envoyant la retraite des autrichiens, de me demandar de pouvoir réjoindre notre armée. Mais il était tellement compromis et en butte à la kaine du parti Italien, que je lui fis répondre par le Due de Savoie que c'était absolument impossible, ce qu'il lui expliqua dans les termes les plusforts. Il se figura alors que c'était par effet d'un sentiment d'animosité personelle de mon fils cantre lui, et voyant sa position à Parme devenir tous les jours plus mauvaise, il voului nous réjoindre; croyant, ainsi qu'il me Vecrivit ensuite avec nalveté, en mime temps qu'il m avouait sa pensée sur la lettre que je lui avais fait écrire, qu'il aurait par là pu obtenir de conserver sa position à Parme. Dans ce désir il eut la malheureuse pensée de se déguiser en domestique, et s'étant fait accompagner par un Espagnol de lasse condi-tion et mal fame, il partii dans une petite volture pour réjoindre Varmée. ha première division qu'il rencontra fui cèlle de mon fils; il s'entreUnt avec quelques officiers-, qui le reconnurent; puis il s'éloigna, voulant probablement éviter de se rencontrer avec le Due de Savoie et arriver par une autre voie au quartier general. Mais ayant ren-contré la compagnie des volontaires Pàysans, il fui reconnu, et ayant voulu faire lancer les chevaux pour se sauver, il fui arrété; conduil a Creinone et de là à Milan, où il fut retenu cornme prisonnier par le gouvernement provisoire. Ce qui n'a pas laissé que de me procurer bien des ennuis.
idem (pag. IO)
J'éprouvai dans cette campagne quelques privations qui pour moi qui m'attache aux personnes qui m'entourent et qui n'aime point les changements, me furent fon sensibles. U Infuni D. Ferdinand qui nt accompagnali depuis longtemps camme un de mes propres enfants, et qui montra dans cette campagne une grande valeur,fut tout d'un coup rappelé à Londres par son frère. Le grand'écuyer tombe maladc ne put ro'accompagner. Mes aides de camp les généraux Brucherascol) et de Farax durent non seulement quitter Varmée, mais mime Vactivité pour cause de sante; mon aide de camp le general de Sambuy dui aussi quitter le camp pour raison de sante. Mon premier écuyer le Marquis Costa, sur la demanda de la Savoye, dut me quitter pour assister à la Chambre; le marquis Balbi de Gines qui était a ma suite, pour des raisons de ce genre dut aussi me quitter; le major de Ger-magnan qui faisait le service de second écuyer dut abandonner Varmée par suite d'une infermité; le ministre de la guerre Comte Franzini dut aussi lui retourner à Turin par suite de maux assez graves. Que Dleu soit bèni dans tout ce qu'il lui plait de m'envoyer.
idem (pag. 19-20)
Tous nos affaires allaient de la manière la plus prospère, des succès de toute espèce nous arrivaient; mais malgré cela je redoutais de notre avenir, et entro autres je prende à témoin le chevalier Des Ambrois de lui avo ir dit à Marmirolo que la manière dont on attaquaii dans la chambre des députés la Heligion et les ordres Religieux nous aurait indubi-tablement attiré des chàtimens du Seigneur, que fa nous aurait porte maOieur. Cette doum loureuse convinction navrait mon tìme et me tenait dans un état d'orgasmo, Pour trop mon
i) Per Brickeramo (Cacherano di). Aiutante di campo di S. M. nel 1838, fu pro­mosso Luogotenente generale il 9 aprile 1848 e incaricato del comando superiore delle truppe della Guarnigione di Piacenza. CiV. L. BOLLEA, Storca di Bricherasio, Torino 1928, p. 409.