Rassegna storica del Risorgimento
SAVOIA (CASA) ; STORIOGRAFIA
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Domenico Spadoni
aveva incidentalmente significato: Sire, quoique je naie pas eu le bonheur (Tetre né votre sujet, VItalie n'aianf pas colui d*étre gouvernée par un seul monarque, je me regarde néammoins corame tei, dans Vespérance ou je suis quo Votre Majesté en sera un jour l uniqnc et paisible possesseur.... Ma è da credere indubbiamente che il nostro diplomatico, il quale scriveva da Firenze e, come ci argomenteremo di provare, era anche di colà, aveva soprattutto presente al suo pensiero la memorabile invocazione, con cui il grande Segretario fiorentino avea chiuso il Principe, per il redentore d'Italia dall'abortito dominio dei barbari. Questo redentore che i nobili spiriti magni, dal Machiavelli al Guicciardini, già ne1 primi decenni del sec. XVI aveano sognato che anche posteriormente i più illuminati Italiani s'affannavano a ricercare, sarebbe venuto da quella dinastia che per il lento, ma naturale, inevitabile processo d'aggregazione, verificantesi anche nella Penisola nostra or favorito, or disturbato e contrariato da forze estranee avrebbe, quando che fosse, conseguito la palma; il qual fenomeno d'unione progressiva dell'Italia sarà ben chiaro alla mente dell'Alfieri scrivendo nel 1784 il libro III del Principe e le Lettere. Se non che il nostro diplomatico fin dal 1743 ne aveva intuito e pronosticato i due fattori fondamentali: l'ambizione della militare Dinastia sabauda e il desiderio ne* più eletti Italiani (pur di tra le gelosie e i pregiudizi municipali, allora in verità troppo potenti) dell'unione politica nazionale per liberarsi da le nefaste prepotenze straniere. E non si trattava d'impressione superficiale e momentanea, ma era persuasione, frutto d'osservazioni e riflessioni. De l'ambi tion de la cour de Turin dont on découvre de plus en plus le projet de devenir le souverain de tonte l'Italie il rappresentante di Francia in Firenze torna a far parola in altra lettera all'Amelot del 30 successivo novembre a proposito di suppóste mire di essa di privar col trattato di Vorms ì Veneziani del Bergamasco nella stessa guisa ch'era minacciata la Repubblica.
Elle ne fera, pour son propre intérèt. à la mème République quo la gràce que le cyclope accorda à Ulysse, de la dévorer la dentière. Son dit projet ne semole viser, pour le présent, qu?à s'emparer de la meilleure panie des États autrichiens en Lombardie, et de ceux de la République de Gènes. Quelque chemérique que paraisse ce projet sur toute T Italie, non seulement on voit bien que les mesures de la mème cour tenderti à cela, mais encore on sait qiCilfut bien développé par une personne de beaucoup de capacitò dans un écrit qui fili présente à Vempercur Joseph pour le détourner de céder le Montferrat au due de Savoje, et fon prévoyati bien dès ce tcmpslà, dans le meme écrit, ce projet de la cour de Turin, et qu'elle aurait commencé à Vexécuter par TÉtat de Génes. H sera d* ontani moins difficile au roi de Sardaigne d*cn venir à bout à cet égard que le gouvernement de eette république est aujourd'hui dans une grande confusion etc~ *. Lorsque la cour de Turin aura conquis la meilleure parile de VItalie, elle ne ménagera plus le reste. L'acqui-sition de TÉtat ecclésiaslique semblcrait la plus difficile, mais le roi de Sardaigne a déjà donne un échantUJon des moyens dont il s'est déjà apparemment avisépour y parvenir, lorsqu'il s*est fati faire vicaìre du Saint-Siàge pour lesfiefs qu'il a en Piémont. Il nefaut pas douter que VAnglelerre ne favori-se, autant qtCelle le pourra, comme on le voit déjà, Texécution de ce projet cor, indépendamment d'autres raisons, il est à presumer quelle compie deformer dune le roi de Sardaigne uno puissance capable de contrebalancer celle de la France, à quei il pourra mieux reussirpar la stiuation de ses États, puisque VAngle-terre, qui a régardé jusquà présent la Maison d'Autrìche comme le contrepoids de la France, ayant fori affaiblé présentement la mème Maison par les cessione auxquelles elle Va obUgée, elle ne pourra plus la regarder sur cepied-là; ainsi il parati qu'elle ckerche à forner ce contrepoids dang la cour de Turin. Par conséqtteni, il parati essentiel de s*y