Rassegna storica del Risorgimento

1848-1849 ; LIEDEKERKE DE BEAUFORT (DE) AUGUSTE ; REPUBBLICA RO
anno <1948>   pagina <225>
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Una fonte diplomatica, ecc. 225
d'Harcourt est déjà revenu ici, il cherche à constituer tine autori té administrative quelconque pour le Beconder dana son action du rétablissement de l'ordre, cor il fant aller au plus presse; mais jusqu'à présent Monsieur Oudinot n'a, à la lettre, tronvé personne qui ait voulu assumer cette rade et perillcuse tache, tant est cncore grande la terreur qu'inspire le poignard des sicaires, dont Rome est peuplée, et mème je doutc qu*il y réussissc aussi long-temps que ceux ci n'en auront pas été expulsés par la police militaire, ainsi que tona Ics autxcs éléments dangereux qui s'y étaient donnea cornine rendez-vous des differente parties de l'Italie.
L'on avait d'abord cu dans mon voisinage l'intcntion d'y envoyer un commissaire pontificai extraordinaire à l'instar de ce qui s'cst pratiqué pour Ics- quatre Légations et les Marches; mais ensuite Ies plcnipotentiaircs francai ayant cru devoir faire des observations sur le choix auqucl l'on s'étai t arre té, cboix qui, en effet, pour un début personnifiait trop l'ancien système grégorien, cette idée a été abandonnéc, et il paiait que, quant à présent, on laissera à Monsieur le general Oudinot le soin de resoudre xni-litairement les nombreuses difficultés que présente la situation actuelle de la capitale.
D'ailleurs, ausai long-temps que le drapeau aux arnica papales n'aurapas été hissé sur le donjon da chàteau Saint-Ange, il serait, à vrai dire, assez peu convenable qu'un Commissaire de Sa Sainteté se présentàt à Rome, et comme pour e tre fidèles à leur piogramme, les Francais ne peuvcnt pas l'imposer, ce drapeau, il faut bien leur laisser le temps d'organiser un mouvement spontané de la population, ou d'un corps quel­conque pour le faire quelque part, et alors on l'arborera partout. ,,
H règne encore une très grande incertitude sur Ics projets futurs de Sa Sainteté, et en attendant qne l'on en soit sorti, je vaia aller passer quelques jours à Naples pour y régler mes comptes avec la maison Meuricoflre; et d'ailleurs, après sept mois de séjonr consécutif sur ce xfvage inhospitab'er, je ne serai pas fàcile de me retrouver, non pas au milieu d'un luxe, compietemene étranger à mes babitudes, mais au moins des plus simples commodit.es de la vie.
Postscriptum Au moment de fermer mon paquet, je recois de Rome deux pxoclaxnations, émanées de l'antorité supérieurc frangaise, et que j'adresse, sous bande, pax la méme voie que cette dépèche à Votre Excellence.
M. Magrini, en me les transmettant, m'ajoute que ces deux publications ont produit uu fort-bon effet, et pam on ne saurait plus a propos, pour xassuxer cette partie bonnéte et tranquille de la population, que plusieurs assassinata, commis le jour méme de l'entrée des Francais, pendant qu'il défilaicnt dans le Corso, et accompagnéa de cixeonstances atroces, avaient singnlièrement alannéo.
Panni les personnes tombécs ainsi sous le poignard des sicaires, l*on compte trois ecclésiastiques, dont l'nn l'abbé Perfetti, très distingue par ses connaissances, était, avant le départ du pape, directeur de la Gaiette de Rome.
Plusieurs soldats francai, surpris isolément et sans arnica, ont peri aussi, victimes de leur confiance et sous la lunin des memes honimcs dont le parti démagogique avait fait les instruments de son terxorismc. tì
'} Allegati: estratti-traduzione dello lettere del Magrini (30 giugno-3 luglio); copia del proclama Oudinot agli abitanti di Roma (4 luglio) e di quello del generale Rostolan (5 luglio).