Rassegna storica del Risorgimento

WALEWSKI FLORYAN - ALEKSANDER - J?SEF COLONNA ; 1849-1850
anno <1950>   pagina <92>
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92 Georges Bourgin
Les graves événeraent interri a tionaux de 1840 vont permetfcre à Thiers d'era-ploycr Walewski. Et d'abord a Alcxandrie, patir doublet-, comme ministre plénipoten-tiflhre, le consul general Cochelet. Maia la duit e de Thiers, le 24 octobre, liquida la mission de Walewski, accuse de surcroit parla Presse d'avoir recu cettc raission comme pot de vin l'achai du Messager de Ckambres.
Le voici donc de nouveau sans situation, et c'et le temps où Rachel devient sa maitresse, e'est le temps ausai où,Ctant veuf et voy ageant en Italie, il épouse Florence Mademoiselle Ricci, l'ime des plus jolics fiBes de Toscane, dont la mère était la petite-niècc de Stanislas Poniatowski et dont le pére prétendait descendre à la fois de Dante et de Machiavcl. Bica qu'encomhré d'un bàtard de Rachel, Walewski, qui s'est assagi et a ménte commencé à devenir ennuyeux, fait des lecturcs académiques et correspond avec Thiers. Aussi Bertin, des Débats, et le marquis de La Valette lui proposent de le recommander à Guizot. Mais Walewski ne veu t rien faire sana consul ter Thiers. Guizot, nprès avoir fait la sourde orcillc, se décide à l'expériinentcr dans un poste lointain: Walewski est mandé àia Piata, en février 1847, comme envoyé extraordinaire. Walewski a dès lors le pied à l'étrier et c'est une mission delicate qu'il remplit dans l'Amèriquc du Sud, étant donne l'opposilion des intérets de la France et de la Grande-Bretagne. Quand Walewski repart pour la Franco, le 5 aoùt, il a pu mesurer son échec. Tout de méme, on ne lui en tiendra pas rigueur, puisque Guizot signe la nomination de Walewski comme ministre à Copenhague. Seulement, coincidcnce facheuse, c'est le jour méme où éclate la revolution de février 1848. Walewski, sa femme, sa première belle-mère, Lady Sandwich, gagnent l'Anglcterre: l'horizon est sombre, il a des dettes, sa fortune est fortement diminuée. Mais le prince LouisNapoléon est ehi président de la Répu-bUque le 10 décembre 1848, et tres vite s'organise, se consolide autour de lui une petite camarilla de Napoléonides: la princesse Mathilde, le prince Murat et, naturellement, Walewski et la jolie et spirituelle femme de celui-ci.
Aussi, le 16 janvier 1849, est-il nommé ministre plénipotentiaire à Florence, pour remplacer Benoit-Champy. Ses instructions sont du 17 février et elles lui parviendront le 28: C'est auprès du grand-due que vous Stes accrédité, écrit le ministre Drouyn de Lhuys, et nous ne reconnaissons point olficiellement le gouvernement provisoirc établi à Florence par suite de la retratte de son souverain. De fait, Walewski, arrivé en Toscane le 18, s'y considère comme un observateur. Mais, précisément le 8, une no u velie compi ication s'était produite, le gouvernement dèmo e rati que avait été remplacé par un gouvernement provisoire forme de Montanelli, Guerrazzi et Maz­zoni. Dès lors Walewski se borne à prendre sous sa protection Ics Francais, avec les Suisscs et les Grecs de Livournc. Bien entendu, et d'accord avec son collègue anglais, Sir George Hamilton, il s'eSbrce de soutenir le parti modéré, s'affirme hostilc au parti retrograde, qui voudrait opérer une restauration a l'abri des balonnettcs étrangèrcs, et an parti démagogique, qui, sclon lui, preparo l'anarchie et le boulevcrsemcnt en s'appuyant sur les rouges et les communistes de partout.
Seulement, dès le 21 février, Walewski doit aunoncer a Paris l'entrée des Pié-montai en Toscane et l'arrlvée des Àutrichiens à Ferrare. Le plus grand trouble rógne dans les esprJts à Florence, tandis que, Livournc* ICB extrfimistes s'agitent. Dans la capitale de la Toscane, l'ordre subsistc, greco Zanetti, chef de la garde civique, coura-geux et honnéte, qui fera tout ce qui sera en lui pour empécher le pillagc . Mais le Il avril, la situation a citatigli du tout au tout a Florence, et l'agitatàon est Ielle que la municipali té eri lire arguitici) t pour demander le retour du grand-due. Walewski appuie cette solution, qui a le mèri te d'écarter la solution autrìchienne. De fait, un corps