Rassegna storica del Risorgimento
1848 ; 1849 ; FRANCIA
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Lea fournitures d'armes, ecc. 97
pour gagner des forces. Lea séances de comités de miuistrcs et de generarne se succèdenti malgré l'cxtrème penurie du Trésor, des eredita fnrent votés pour disposcr de 250.000 liommes à la fin d'avril, pour ncheter des chevaux, des caissons, des vivres, pour accrottre les stocks d'armes et de munitions. L'effort était a peine entamé lorsqu'ar-rivèrent à Paris les requètes italiennes.
Dans sa rcunion du 7 avril, le gonvcrnement provisoire francala entendit le ministre de la Guerre présenter la demando du gouvernement de Milan <c d'obtenir 100.000 fusils payables en papier . Le procès-vcrbal ne relate aucun sursaut dTétonncment chez les gouvernants francais, aucune protestation: Mais nous en manquons pour nous... . Pas d'égoisme na tional, mais le désir d'assurer le triomphe de la Revolution. Dès le 6 mars, le ministre des Finances s'était dit prét ve pour défendre les pcuples d'Italie, d'Allemagne et de Pologne, pour rcpousser l'invasion de la France... a deman-der au pays son derider nomine et son dernier écu . Ces mots ne fnrent pas une décla-ration vaine car, le 7 avril, le Cornei 1 du Gouvernement Provisoire autorisa le ministre de la Guerre à vendre les 100.000 fusils ou à en donner gratuitement 25.000. Il est probable que le ministre des Finances, à la veiUe d'une banqueroute, fit obstacle à cette generosi té car il n'en fut plus parie. Fort de ce précédente Lamartine*) promit aux vénitiens Nani et Zanardini, le 9 avril, une réponse definitive et favorable dans les quarante huit heures qui suivraient.
Dès lors les fournitures d'armes s'organisèrent. Le 11 avril, Bois le Conite, chef du secrétariat de Lamartine, donna aux vénitiens 2) une lettre pour le propriétairc de fabriques d'armes a Tulle l'autorisant à retirer des arsenaux de Toulon, Montpellier et Grenoble 20.000 fusils à percussion et à baionnettes du modèle de 1840, mais le prfat devait èfcre préalablement depose en especes à la Banque de France, ce qui retarda la livraison. A la mème epoque, les procès-verbaux des séances du gouvernement provisoire de Milan, 3) qui avaient enregistré le 2 avril l'offre de 6000 fusils par Bixio, seni diplomate européen a proposer spontanément une aidc, multiplicnt les informa tions sur les achats d'armes en France, soit an gouvernement de la République Francaise, soit a des fabriques particulières, à Saint Etienne par cxemplc. Le prix du fusil a pietre ou à percussion fut de 34 ', 50. Il fut aussi question de dix millions de capsules. Le 7 mai. Collegno écrivait4) joyeusement de Milan à Dabormida: Abbiamo fucili! Il governo provvisorio ne ha ottenuti 50.000 dalla Repubblica Francese, e di questi 10.000 sono a Tolone pronti all'imbarco contro pagamento.... Deux jours plus tard, Reisct,s) remplacant Bixio à Turin, annoncait à Charles Albert que la République m;ttait a la disposition du gouvernement mil'anais 80.000 fusils a tirer d'abord de la manufacture de Séte. Il est difficile de fixer le nombre des arnica ainsi livrées, mais, tant que la Lombardie fut libre, elle compta pour sa défense surtout sur les envois de France: les proees-verbaux des séances du gouvernement milanais le 28 juin et le
Jt) Cf. Doc Manin, t. I, p. 187.
-8) Cf. tibia.
3) Cf. L. MAitcnETTi, 1848. Il Governo Provvisorio della Lombardia, Milano, 1948. L'offre de Bixio est citée a la page 103; il HUfili ac parcourir ces procès verbaux pour voir l'importauee que les Mihmais attnehaient a ces fournitures d'arnica et combieu ilscomptuicntaur la France pour lcHsjitisfnirc: pp. 125,150,173,177,194, 208, 216, ete.
*) Collcgno fut, après Litta, ehargé da ministSre de la Guerra 9 Milan. La lettre citée lei a été pnbliée par CHIAMA, II generale Dabormida, p. 376.
*) Cf. REISET, Mea Souvenira, L I, p. 99.