Rassegna storica del Risorgimento

1848 ; 1849 ; FRANCIA
anno <1950>   pagina <99>
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Les four-nitufes <Irarm.es, eoe* 99
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Les Siciliens oblànrcnt de Paris une aide semblable.
Le 13 avril 1848, le ministèro de Palerme donna mission an prince de Granateli! et à Luigi Scalia de se rendre à Paris et à Londres pour y acheter des armes et des vapeurs de guerre, mais Ieur activitó se déploya plutót en Angleterre. Aussi, le 22 mai, Mariano Stabile, ministre des Affaire Etrangères de Sicile, recammanda-t-il au prc-fet maritime de Toulon deux autres envoyés, Paolo Fabrizi et Luigi Orlando.l) Ces démarches furent rapidement suivies d'effet. Jules Bastide et son collègue à la Ma­rine, Verninac, n'hésitèrcnt pas à les satisfaire et le 26 mai, un télégrammc mini­stèri el indiqua aux autorités maritimes de Toulon que Ics fosils et la poudre que les Si­ciliens demandaient a acheter devaient etre livrés contre argent comptant. Cela ne ut aucune difficulté. Le Préfet Maritime put rendre compte le 9 juin des 100.400 francs versSs en échangc des armes et des munitions cédées; il s'agissait surtout de 22.000 Egs de poudre de guerre et de 4489 fusils de marine à percussion. Ces eessions portaient sur du matèrie! d*usage courant, dont le Préfet Maritime demanda le remplacement dans le plus bref délai. Des lettres des 20 et 21 juin, des 3,10,15 et 17 juillet expriment cette préoccupation et ce qu'y répondit le ministre.
Les~ Siciliens ne pouvaient se contenter de ces premiers achats et, le 20 juillet, le ministre Stabile ut appel à 1'amiral Baudin,2) stationné avec san cscadre devant Palermo: Vous savez pcut-étre que le gouvernement francala a eu la bonté de nous vendre à Toulon en deux reprises des fusils, des canons et des munitions de guerre. Notre chargé d'affaires à Paris avait bon espoir de conciare avec le gouvernement la vente d'un nombre plus consideratile d'armes à des conditions convenables pour nos finances. Mais les menaces du roi de Naples nous obligent à presser l'achat d'autres armes et munitions de guerre et nous envoyons un conunissaire en France avec l'ar-gent en espèces pour f aire de suite ces achats. Je suis convaincu que notre conunissaire aura à Toulon le mème accueil qu'il y a tronvé deux fois, mais, puisque nous avons le bonheur de vous avoir à Palerme, vous m'obligeriez beaucoup si vous vouliez avoir la bonté de me donner des lettres de recommandation pour les autorités maritùnes et de terre qui pourraient rendre à notre conunissaire M. Fabrizi plus facile la bonne issue de sa commission... *>. Baudin s'y prèta volontiers et en écrivit à Bastide tandis que le consul de France à Palerme adressait semblable recommandation au Préfet Maritime de Toulon.
La défaite de Charles Albert à Custoza et la conclusiou de l'armisticc Salasco, ainsi que l'échec des débarquements siciliens en Calabre, rendirent au roi de Naples l'espoir de reconquérir l'ile révoltée. Au deb ut de seplembre, Messine fut attaquée par les troupes du Bourbon. Aider sans retard les Siciliens fut le mot d'ordre à Paris* Un télégramme 3) tri iirgent du 8 septembre ordonna d'envoyer à Palerme <c par
i) Cf. ce document et Ics Btùvants ù Toulon, Arch. Préf. Mar.
2) Cf. Paris, Arch. Aff. Etr. Naples, Corresp. dipi., t. 174, S 181-182. Sur l'amiral Baudin, cf. F. BOYEH, Levine amirai Baudin, chef dcs force* navales francaises en Mediterranée et la Revolution Bicilienne en 28481849., in Atti del XXVII Congresso Nazionale dell'Istituto per la Storia del Risorgimento Italiano, Milano, 1948, p.III-124, on La Marine de la Seconde Républiaue et la Revolution xicilimi ne defévriar a juillet 1848, in Etudee d'Histoire moderne et comemporaine , Paris, 1948, pp. 184-203.
3) Cf Toulon, Arch. Préf. Mar.