Rassegna storica del Risorgimento
CERRUTI MARCELLO
anno
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1950
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pagina
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301
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La missione del console Marcello Cerniti nel 1849 301
Dalla seguente lettera risalta la generosa compassione del Cerniti per la consorte di Luigi Tvossuih cui offriva ospitalità nel palazzo del consolato e l'aiuto di raggiungere il marito: Hier au soir une Dame qui s'est sauvé de Semlin, se presenta à la porte du Con-sulat et me fu demander V ospitali té par une viellefemme qui V accompagnai! et qui passai t pour sa mère, elle me fa dire quelle se sauvait des Autrichiens et des Serbe*. Je lafit venir là quesiionner; e* était Madame Kassuth. Tout en concevant que la pruderne aurait dù peut-ètre, me conseiUer autrement dans les circonstances actuelks.je n'aipas pù merefu-ser d'adhérer à la prière de cotte noble malheureuse, qui, après dlwrribles privations et une màladie de hvit semaines, passées dans une chaumière de paysan, était purvenue sous unfaux nam à se soutraire aux pour sui tes du general Haynau. Elle me dit que ses deux petits enfants sont toujours prisonniers à Presbourg; elle partirà demain ou après-demaìn pour Saturnia ou se trouve toujour son mari. Je me sub empressS rFera faire part au Ministère de VInterieur (Garascianiii) qui est une personne sur la quelle on petit compier, et qui m'a mime promis de la faire parvenu jusqu'aux frontière de la Servie. J*ai pris toutes les précautions nécessaires pour que rien ne transpire. Si elle me demandati des secours pour son voyage. je n'oserai pus les lui refuser (10 dicembre 1849), *)
Anche la seguente lettera2) rispecchia il suo carattere leale e cavalleresco, magnanimo soccorevole:
Madame Kossuih partit hier au soir de chezmoi pour Scimmia: elle serait panie depuis le11, camme j'ai eù Vhonneur de Vous écrire uvee unefeuille chiffréeN. 90 sielle tC était pas tombée malade. Sa màladie, qui ne fui pus sans d anger, n*a été que la consé-quence des privations, des souffranees endurées et des périls continuels dans lesquels elle s'est trouvée depuis quattro mois; je eroine ménte que le voyage ne soit trop pénible pour elle et je dome; fari, qu'elle piasse Vaccomplir sans conséquences; Vagoni Madgyare, Mr. Carossini est alle Vaccompagner (18 dicembre 1849).3)
Il presidente del Consiglio e ministro degli Esteri Massimo D'Azeglio ha approvato con encomio la condotta del console Cezruti;
Tout ce qui est généreux ne peut que rencontrer Vadhésion du gouvernement de Sa Majesté. Par votre intelligente humanité dans Vhospitalité que Vous avez accordée à la noble Dame, doni Vous me parlez avec votre lettre du 10 courant, Vous avez mérité la plus complète approbation. Les frais que Vous aurcz du faire en cotte occasion, vous seront remboursès. Vous pouvez restar à Belgrado jusqu*au départ du premier bàteau à va patir pour Constantinople. Remettez au plus tòt les archives au Consul d1 Anglcterre et nbste-nez- Vous de tout ce qui pourra.it nous compromettre vis-àvis d'une puìssanee avec la quelle notts avons dù conclure des traités de paix (23 dicembre 1849).4)
La squisita comprensione del Ministro piemontese è stata ringraziata da Marcello Cerniti con la seguente lettera: Le dépéche d'ont Vous mfhonorez en date du 24 dicembre m*esl arrivée hier au soir, et je sui* bien reconnaissant pour les sentiments de bienveillance quelle renferme envers mai La Dame qui demeura une semaine che* moi, se trouvant
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i) Dépéche en chiare n, 90. R. 17-58-120.
2) Dépéche cn cluffre n. 93. R. 17-58-125.
?J Je viene de recevoir une lettre do l'Àgont Madgyare Mr. Carossini, qui m'écrit que Madame Kossuth était arrivée en assez bon état de sante à la frontière turane le 23 da courant. Les chemins étaicnt si mauvais quo l'on croignait qu'elle ne pùt pas continuar son voyage pour Schumla (28 dicembre '49; u. 94. R. 17-58-134).
i) Archivio Storico del Ministero degli Affari Esteri, Roma ; Registro n. 8 des pièces chifirées depuis le 10 janvier 1848, jusqu'au 18 mai 1852, n. 33.