Rassegna storica del Risorgimento

CALLIER CAMILLE
anno <1950>   pagina <418>
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Charles H. Pouthas
de son ministre contre les calomnics dont Ica burcaux essayetit de le dcsservir. Sa correspondance nous le fait voir corame un ho mine fort inteliigent et actif, un excellent obscrvateut politique, aux vues souvent péuétrantes. Il était en relalions avee tout le personnel orléaniste, ce qui ne fut point probablcment sans lui mure nuprès dea autorités impériales.
Tocqueville devint ministre des Alfa ircs étrangìsres le 2 juin 1849. Il désapprou-vait la facon dont l'cxpédition de Rome avait é té décidée et engagée et, tout en entrant dans le cabinet, avait degagé sa responsabili té près d'Odilon Barro t. Il se défiait d'autre part des comptes-rendus des préfets et des diplomates, qui cherchent toujours, dit-il, n fiatter les vues qu'ils supposcnt a ieurs chela ou se perdent dans une énumératiou de petite faits qui leur permet de ne pas risquer de jugements personnels. ') H désirait donc avoir une information à lui; Callier était disponible, venant de refuser un poste de chef d Etat-major de division, dans le corps expéditionnaire. Il l'y envoya à ti tre personnel. Sa mission n'a pas d'objet definì; c'était une sorte d'observaieur parallèle; pour lai donner corame un titre régulier, le ministre l'accrediterà le 30 juillet près d'Oudinot pour le classement des listes dea révolutionnaires romains. Chose curieuse: Corcelle n'avait pas non plus de titre officiel a s'occuper des afFaires de Rome, ayant été seulement envoyé par Cavaignac pour inviter le Pape à se réfugier au hesoin en France, ce que le diplomate n'avait méme pas eu à tenter; c'est seulement le 2 aoùt qu*il lui fut adressé des lettres de créance.
Callier arriva au moment méme que se négociait la capitulation entre le general et les envoyés de la municipali té (3 juillet) et il entra n Rome avec les troupes. Le general et les diplomates le prirent aussìtòt corame secrétaire de leur commission de gouvernement. Son premier rapport à Paris est du 9 juillet; il ne compte pas alora donner grande fréquence ni régularité à sa correspondance, les diplomates se chargent de zenseigner abondamment le gouvernement: Si l'occasion se présente de vous écrire ntìlemenfc, j'en serai très heureux et je la saisirai, soyez en sur (9 juillet). Puis les eirconstances lui donnent plus d'import ance et de raisons d'agir; sa seconde lettre du 3 aoùt est déjà un vrai rapport politique; il est amene à les multiplier; à partir da 10 aoùt, il en expédie par tona Ics courriers (entre autres renaeignements, ses lettres nona mdiquent les conditions matérlellcs de l'échange des dépéches entre Paris et Rome). A Paris ses lettres, qui forment un total de 18, sont mises sous les yeux du miniatre qui y prend intéret au point de lui faire demander le 23 septembre un exposé historique de l'expédi tion et de l'occupation 2) et réelamer des informations sur ce qui se passe en zone d'occupation autrichienne. Au début d'octobre, le miniatre envi-sagea cependant d'y mettre fin: sana dotile se jugeaitil assez documcnté sur Rome, alors qu'il désirait avoir des informations sur les Marches; peutèrre une autre raison est-elle ausai dans le désaccord où Cahier se trouve alors avec Corcelle sur la question des réformes romainea. Toujours estil qu'il l'invite à se trausporter dans les Marches et l'Ombrie, Cahier preparo eette mission nouvelie d'accord avec Corcelle (1* du 20 oetohre) et part le 31 octobre après un dcrnicr rapport. Cotte inspcction lui prit la fin de fennec et le moia de janvicr; il fléjonrna a nouvoau a Rome en février et au début de mara. Lea douze rapporta qui conatituent l'exposé de cette seconde panie de sa mission italienne ne sont plus adressé au méme corrcapondant, car Tocqueville a
J) Souvenir* ed. Gallimard, pp. 193-199 et 215.
3} Cette chronique hiitorique exiete dans Ica papier? de Tocqueville;